Les lourdes accusations d’un ancien candidat à la FIFA contre Gianni Infantino

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La tension monte encore autour de Gianni Infantino. Alors que le président de la FIFA est déjà confronté à plusieurs critiques concernant sa gouvernance, le prince jordanien Ali Bin Al Hussein, ancien candidat à la présidence de l’instance mondiale et actuel président de la Fédération jordanienne de football, a décidé de prendre publiquement position.

Dans une longue déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, Ali Bin Al Hussein a annoncé qu’il ne soutiendrait pas une éventuelle candidature de Gianni Infantino à un nouveau mandat à la tête de la FIFA. Il accuse même la direction actuelle de l’organisation d’avoir exercé des pressions sur la Fédération jordanienne afin d’obtenir son soutien politique.

Ali Bin Al Hussein dénonce des pressions de la FIFA

Ancien adversaire de Gianni Infantino lors de l’élection présidentielle de la FIFA en 2016, le prince jordanien estime que les méthodes utilisées par la direction actuelle ne correspondent pas aux valeurs que devrait défendre le football mondial. Il affirme notamment que la Fédération jordanienne aurait été incitée à soutenir la réélection d’Infantino en échange d’une aide dans plusieurs dossiers financiers et administratifs.

«Les problèmes liés à la FIFA ne manquent pas. Permettez-moi de commencer par en clarifier certains du point de vue de la Fédération jordanienne de football, notamment concernant la participation de la Jordanie à une Coupe du Monde pour la première fois. Nous sommes un petit pays doté d’un budget minimal pour notre Fédération et nous avons dû faire face à d’énormes obstacles. Tout d’abord, faire venir nos supporters aux États-Unis : tous n’ont pas obtenu de visa, malgré la possession de billets – qui, comme nous le savons, ont été vendus à des prix exorbitants», a écrit Ali Bin Al Hussein sur le réseau social X.

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Le président de la Fédération jordanienne évoque également des difficultés financières liées à la participation de son équipe à la Coupe du monde 2026, notamment des taxes qu’il juge injustes. «Deuxièmement, nous sommes imposés par le gouvernement américain, par l’intermédiaire de la FIFA, pour notre participation. Cet argent devrait revenir aux joueurs et à l’encadrement technique. Ce n’était pas le cas pour les équipes qui ont joué et installé leur camp d’entraînement au Canada et au Mexique. Mais, parce que nous sommes aux États-Unis, nous devons maintenant faire face à ces coûts fiscaux exorbitants pour avoir participé», a-t-il expliqué.

Des primes toujours attendues par la Jordanie

Ali Bin Al Hussein a également dénoncé le retard dans le versement de certaines récompenses financières promises par la FIFA après la Coupe arabe organisée au Qatar. «Troisièmement, nous attendons depuis décembre le versement des primes à nos joueurs, relatives à la Coupe arabe au Qatar, un événement organisé par la FIFA. L’argent que notre équipe aurait dû recevoir pour avoir atteint la finale ne nous a toujours pas été versé, alors que, dans le même temps, la FIFA se vante des milliards qu’elle dispose en réserve», a-t-il ajouté. Selon lui, ces problèmes auraient persisté pendant plusieurs mois avant qu’une proposition de soutien ne soit évoquée, à condition d’un engagement politique en faveur de Gianni Infantino.

«Toute cette situation s’apparente à du chantage»

Le prince jordanien assure avoir reçu un message clair durant la Coupe du monde : un soutien à Infantino pourrait faciliter l’obtention d’une aide pour la Fédération jordanienne. «Il est clair que le problème vient de la direction. Pendant des mois, la FIFA a refusé de nous aider sur ces questions et sur d’autres, jusqu’à ce qu’on me dise verbalement, pendant la Coupe du monde, que mon soutien à Infantino serait très bénéfique pour notre Fédération de football», affirme-t-il.

Avant de conclure par un refus catégorique de céder à ces pressions présumées. «En Jordanie, nous sommes fiers de défendre des valeurs éthiques. Nous ne l’avons pas soutenu auparavant et nous ne le ferons certainement pas maintenant. Mais toute cette situation s’apparente à du chantage et nous refusons d’y céder», a conclu Ali Bin Al Hussein. Ces accusations ajoutent une nouvelle controverse autour de la FIFA et de son président Gianni Infantino, alors que l’avenir politique de l’instance mondiale continue de susciter de nombreux débats.

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