Arsenal a trouvé une arme redoutable sous la houlette de Mikel Arteta : les coups de pied arrêtés. Avant le déplacement des Gunners à Crystal Palace ce dimanche, l’entraîneur espagnol a expliqué comment cette spécialité, sur laquelle il travaille depuis des années, s’est transformée en véritable avantage compétitif pour son équipe.
Depuis le début de la saison 2023-24, Arsenal s’est imposé comme le club le plus prolifique sur coups de pied arrêtés en Premier League. Avec 43 buts inscrits, soit 10 de plus qu’Everton, son plus proche poursuivant, les Gunners montrent l’exemple. Rien que cette saison, l’équipe a déjà marqué 10 fois sur phase arrêtée (hors penaltys) en 12 matches toutes compétitions confondues.
Cette réussite est le fruit d’un travail minutieux mené par Arteta et Nicolas Jover, l’entraîneur spécialisé arrivé en 2021. Mais selon le technicien espagnol, cette obsession n’est pas récente et trouve ses racines dans son époque de joueur.
«J’ai eu une vision il y a dix ans»
«Il y a dix ans, j’ai dit que c’était un exploit de réussir ça (maîtriser les coups de pied arrêtés). J’ai commencé à avoir une vision, j’ai essayé de mettre en œuvre une méthode et je me suis entouré des meilleurs pour y parvenir», a confié Arteta lors de sa conférence de presse.
Après sa retraite en 2015, l’ancien milieu de terrain avait rejoint Pep Guardiola à Manchester City comme adjoint, où il a perfectionné son sens du détail. «Je suis arrivé à City avec le meilleur entraîneur du monde et j’ai pu voir où nous pouvions nous améliorer. À un moment, je travaillais sur les coups de pied arrêtés, et je n’étais pas le mieux placé pour le faire. Donc, si je ne suis pas la personne la plus compétente, il y a des moyens d’améliorer ça. Et on a pu le constater immédiatement après, quand ça a commencé.»
Un perfectionniste en quête d’efficacité
Pour Arteta, cette approche n’est pas une simple lubie mais une conviction profonde : la différence se joue souvent sur les détails. «Il ne s’agit pas seulement d’être obsédé par ça. C’est la volonté de constamment trouver des moyens de développer son équipe, de la faire évoluer et de donner à ses joueurs davantage d’outils pour être plus imprévisibles et surtout plus efficaces», explique-t-il.
Interrogé sur la place des coups de pied arrêtés dans le football moderne, l’Espagnol nuance : «Cela ne veut pas dire que c’est plus important, c’est tout aussi important. Il faut vraiment dominer et c’est une occasion de blesser son adversaire. Nous devons donc nous entraîner et veiller à ce que nos bonnes performances se produisent très souvent, car ce sera plus difficile pour l’adversaire. Mais je pense que tout le monde essaie de faire pareil.»