L’avenir de l’équipe de France semble déjà écrit… ou presque. Alors que Zinédine Zidane est annoncé avec insistance comme le successeur de Didier Deschamps, Kylian Mbappé, lui, adopte une position aussi claire que prudente : pas question de s’emballer… du moins pour l’instant.
Depuis les déclarations du président de la Fédération française de football, Philippe Diallo, la tendance est limpide : Zinédine Zidane serait en pole position pour reprendre les rênes des Bleus après l’ère Deschamps. Un accord verbal aurait même été trouvé, renforçant encore un peu plus cette impression d’inéluctable. Pourtant, en interne, le sujet reste étonnamment discret. Selon les informations de L’Équipe, «le nom de «Zizou» n’est pas au cœur des discussions dans le vestiaire tricolore. Une tendance confirmée par Mbappé lui-même.»
Mbappé temporise et garde ses distances
En conférence de presse, le capitaine des Bleus a calmé le jeu : «On n’en parle pas, il y a une actualité plus pressante. J’ai appris la déclaration du président, lundi soir, mais je ne savais pas. Non, on n’en parle pas. Mais le débat va revenir sur la table, et après la Coupe du monde, on aura un nouveau coach…»
Plus surprenant encore, du côté de Real Madrid, où évolue Mbappé, ainsi que Aurélien Tchouaméni et Eduardo Camavinga, les occasions de croiser Zidane existent… mais sont soigneusement évitées. Le champion du monde 2018 serait parfaitement conscient de la portée symbolique d’une telle rencontre avec son probable futur sélectionneur. Résultat : une distance volontairement maintenue, presque politique. En coulisses, tout laisse penser que la succession de Didier Deschamps est déjà tranchée. Mais officiellement, le flou demeure. Une situation délicate qui pourrait expliquer la retenue des joueurs, soucieux de ne pas perturber l’équilibre actuel du groupe.
Le Brésil en ligne de mire
En attendant, le présent reprend ses droits. L’équipe de France s’apprête à défier le Brésil dans un choc au sommet. Mbappé n’a pas caché son enthousiasme : «C’est important pour nous, c’est toujours un plaisir de jouer contre le plus grand pays de football. Ils ont cinq étoiles sur le maillot, ça dit tout. Il y aura beaucoup des meilleurs joueurs du monde sur le terrain. C’est important pour le pays, pour montrer ce qu’on pourra faire cet été. C’est une opportunité pour nous, pour les supporters, de montrer que c’est un super sport, que les Américains apprennent à le connaître un peu plus et arrêtent de nous appeler »soccer » (rires).»
Déterminé, le capitaine des Bleus a affiché ses objectifs sans détour : «Je veux être la meilleure version de moi-même. Être la star ne ramène pas de trophée, je veux rattraper 2022 et ramener le trophée. Être la star n’est pas mon problème. Plus le temps passe, plus on arrive à être dans l’instant présent et à comprendre les choses. Si on peut gagner, ce sera un moment formidable. Je n’ai jamais été un homme et un joueur avec des regrets. Je suis content de pouvoir me sentir bien à nouveau, sentir mes deux genoux et prendre du plaisir. D’une certaine manière, je le dois aussi à mon club. Je suis très content de pouvoir être ici, apte et en bonne santé»