- juillet 10, 2026
- Par 7buts
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Affaire Mbappé : le Sénat paraguayen recadre sa sénatrice
La polémique entre Kylian Mbappé et la sénatrice paraguayenne Céleste Amarilla connaît un nouveau rebondissement. Après les propos jugés racistes de l’élue à l’encontre du capitaine de l’équipe de France, le Sénat paraguayen a adopté une motion condamnant les déclarations discriminatoires visant l’attaquant français.
L’affaire avait débuté après l’élimination du Paraguay face aux Bleus en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026. Sur les réseaux sociaux, Céleste Amarilla s’était violemment attaquée à Kylian Mbappé avec des propos qui avaient provoqué une importante vague d’indignation.
«Cette brute n’a même pas appris à écrire. Au lieu du lait maternel, il tétait des noix de coco, et les êtres les plus instruits qu’il ait jamais entendus étaient des chimpanzés. Tu aurais dû lui faire un doigt d’honneur, Orlando Gill. Je le fais au Sénat et il ne se passe rien. Un Camerounais colonisé, qui fait semblant d’être français, rancunier, nouveau riche, arrogant et laid», avait écrit la sénatrice sur X. Elle avait également critiqué la prestation de l’équipe de France et de son capitaine après la rencontre : «Il était nerveux et mort de peur pendant tout le match, comme toute son équipe. Ils n’ont même pas réussi à marquer un seul but, ils ont gagné sur un coup de chance… La seule chose que beaucoup d’entre nous reprochons à l’Albirroja, c’est de ne pas lui avoir donné une gifle à pleine main à la fin du match. Et pourtant, je ne suis pas fan de foot.»
Face à ces attaques, Kylian Mbappé avait décidé de répondre publiquement. Le joueur français avait dénoncé des propos qu’il considère comme une diffusion de la haine et du racisme. «Madame Celeste Amarilla. Vous êtes une femme méprisable et indigne de sa fonction. Vous ne représentez pas le Paraguay, ce pays qui a transpiré la passion et l’honneur tout au long de la compétition», avait écrit le capitaine des Bleus. Il avait ensuite poursuivi : «Par votre inconscience et votre racisme décomplexé, le monde entier a déjà oublié le parcours et l’effort historique que vos joueurs ont réalisé durant cette Coupe du monde pour laisser place à une dame incompétente donnant la pire image possible de son pays. Je ne laisserai jamais aux gens comme elle la liberté de laisser propager leur haine et leur racisme à travers le monde.»
Après cette réponse, l’avocat de Céleste Amarilla, Guillermo Duarte Cacavelos, avait évoqué la possibilité d’une procédure judiciaire contre le joueur français. Interrogé par ABC Cardinal, il avait estimé que sa cliente n’avait commis aucune infraction au Paraguay. «Celeste n’a pas eu de comportement punissable au Paraguay. L’immunité parlementaire est une protection dont nous n’avons même pas encore commencé à débattre, car nous estimons que cette question ne peut atteindre le stade de l’application du droit français dès lors que les agissements en cause ne sont pas punissables au Paraguay. Puisque ce qui constitue pour nous de la diffamation ou de la calomnie est également une infraction pénale en France, nous pouvons engager des poursuites contre Mbappé. Il pourrait être extradé pour répondre de ses actes au Paraguay», avait-il déclaré.
L’affaire a ensuite pris une dimension politique. Après plusieurs heures de débats, le Sénat paraguayen a adopté une motion rejetant fermement toute forme de racisme et de discrimination. La chambre haute du Congrès a précisé que les propos tenus par Céleste Amarilla ne représentaient pas la position générale de l’institution.
Malgré cette condamnation officielle, certains membres du Sénat avaient apporté leur soutien à l’élue. Yolanda Peres avait notamment accusé Mbappé d’être lui-même «raciste et xénophobe» et critiqué sa réaction après les déclarations de sa collègue. «S’il n’a pas été capable de créer une occasion de but, de marquer un but, qu’il ne vienne pas ensuite me reprocher sur Twitter l’incompétence d’un citoyen paraguayen sur le terrain. À quel moment un footballeur peut-il utiliser son influence politique en France pour faire pression sur le Paraguay et sur notre collègue Amarilla ? Je veux savoir en quoi, dans cette histoire, le Paraguay est inférieur à la France», a déclaré la sénatrice du parti d’extrême droite paraguayen. De son côté, Céleste Amarilla a tenté par la suite de justifier ses propos, sans revenir sur leur contenu.
