- juillet 8, 2026
- Par 7buts
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«C’est le foot…», les nouvelles confidences de Materazzi sur le coup de tête de Zidane
Vingt ans après, la finale de la Coupe du monde 2006 entre la France et l’Italie reste l’une des rencontres les plus marquantes de l’histoire du football. Mais si ce match disputé à Berlin est encore gravé dans les mémoires, ce n’est pas seulement pour le sacre de la Squadra Azzurra. C’est surtout pour un geste devenu mythique : le coup de tête de Zinedine Zidane sur Marco Materazzi.
Au sommet de sa carrière, le capitaine des Bleus rêvait de terminer son aventure internationale avec un deuxième titre mondial, huit ans après le sacre de 1998. Mais à Berlin, le scénario a basculé dans la prolongation. Expulsé après son geste sur le défenseur italien, Zidane a quitté la pelouse pour la dernière apparition de sa carrière de joueur.
Dans un entretien accordé à L’Équipe ce mardi, vingt ans après cette finale, Marco Materazzi est revenu sur cet épisode devenu légendaire. L’ancien international italien a notamment expliqué le contexte du match et les raisons qui ont conduit à cette altercation. «La France a manqué de lucidité pour tenter la passe de plus. Nous, on les forçait justement à tirer de loin car avec (Gianluigi) Buffon, on savait qu’on ne prendrait pas de but, même sur un tir à 250 km/h. « Gigi » claque une tête de Zidane (104e) et je m’engueule avec Gattuso car il ne l’a pas suivi tandis que moi j’étais sur Trezeguet.», a raconté Materazzi.
L’ancien défenseur de la Squadra Azzurra est ensuite revenu sur l’échange verbal avec Zidane avant le fameux coup de tête. «Je m’appuie sur Zidane quand il y a encore un centre. Lui se vexe et me dit : « Si tu veux le maillot, je te le donne après le match. » Je réponds ce que je lui réponds. Après tout, un des plus célèbres trash-talkers de l’histoire, c’est Michael Jordan, donc bon… Mon avis est que j’ai été provoqué après avoir fait un geste défensif d’expérience. Si Vieira avait fait la même chose sur mon but, je ne me serais pas énervé, je lui aurais dit : « Bravo, tu m’as eu, la prochaine fois je serai plus futé. » C’est le foot, pas le Far West. Le fait de ne pas m’attendre à son coup de boule a été un avantage, car, si je l’avais senti, j’aurais fait un geste de la main par exemple pour le repousser, et je pense que l’arbitre nous aurait expulsés tous les deux. Je n’ai même aucun doute là-dessus. Vu que je ne m’y attendais pas, mon corps n’était pas non plus rigide, donc je ne me suis pas fait mal, car un coup de tête aussi fort aurait pu créer des dégâts physiques. Quand je suis à terre, j’attends qu’il se fasse expulser (110e). Et je vais être sincère, je ne me serais pas relevé tant que ça n’aurait pas été le cas. Personne sur le terrain ne l’avait vu, à part Buffon. Ça pouvait finir à onze contre onze ou à dix contre dix» a expliqué l’ancien international italien.
