- juin 16, 2026
- Par 7buts
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Coupe du monde 2026 : l’Iran débute dans le chaos, Infantino appelé à réagir
Le match nul spectaculaire entre l’Iran et la Nouvelle-Zélande (2-2), disputé au SoFi Stadium d’Inglewood, restera sans doute comme l’un des premiers grands matchs de cette Coupe du monde 2026. Mais au-delà du spectacle sur le terrain, la rencontre a surtout été marquée par une forte tension politique et organisationnelle autour de la sélection iranienne, au point de pousser le président de la FIFA, Gianni Infantino, à intervenir directement dans le vestiaire de la Team Melli.
Un match intense… vite éclipsé par la polémique
Sur le plan sportif, la rencontre a tenu ses promesses. Elijah Just a rapidement lancé la Nouvelle-Zélande dès la 7e minute, avant que Ramin Rezaeian ne ramène l’Iran dans le match juste avant la pause. Le scénario s’est répété en seconde période : nouveau but d’Elijah Just, puis égalisation de Mohammad Mohebi à la 64e minute. Mais très vite, les débats ont quitté le terrain pour se déplacer sur les célébrations et le contexte global du match.
Célébrations controversées et silence des joueurs
Deux actions ont particulièrement attiré l’attention. D’abord celle de Ramin Rezaeian, qui s’est couvert le visage avec son maillot après son but, avant de refuser toute explication détaillée après la rencontre : «C’est une affaire politique. Je ne veux pas en parler. Nous sommes là pour répondre aux questions sur le football. S’il y a un problème entre nous, ça reste entre nous.»
De son côté, Mohammad Mohebi a été au centre d’une autre controverse, accusé d’avoir mimé un geste assimilé à un pistolet. Le joueur, lui, a tenu à désamorcer la polémique : «Je tiens à remercier tous les Iraniens qui vivent à Los Angeles. Ils ont créé une ambiance formidable. L’idée de cette fête m’est venue, et je la fais pour tous les fans. C’est juste une fête, vous savez.» Interrogé plus directement sur ses intentions, il a refusé d’aller plus loin.
Un climat hostile dès l’arrivée au stade
L’atmosphère autour du match a été décrite comme particulièrement tendue. L’équipe iranienne a été huée lors de l’hymne national, tandis que des manifestations ont eu lieu aux abords du stade. Certains protestataires brandissaient des symboles politiques liés à l’histoire récente du pays. Face à cette tension grandissante, Gianni Infantino s’est rendu dans le vestiaire iranien après le match afin de tenter de calmer la situation et adresser un message d’encouragement aux joueurs.
Infantino intervient dans le vestiaire iranien
Le président de la FIFA a tenu à saluer la performance de la sélection iranienne et son engagement malgré un contexte difficile. Dans un discours relayé par plusieurs images diffusées sur les réseaux sociaux, il a insisté sur la portée symbolique de leur participation. «Ce soir, c’était un match dur et avec un plus de chance, vous auriez pu gagner. Mais vous devez… à vos familles, vos amis, vos gens et au monde que vous êtes à la Coupe du monde, que vous performez et il vous reste encore deux matchs. Et dans ces deux matchs qu’il vous restera à jouer, vous rendrez de nouveau encore le monde fier de ce que vous faites. Je sais ce que vous traversez, je comprends, mais vous êtes plus forts que tout. Vous envoyez un message au monde entier. Ce soir, vous avez unis tout le stade ici derrière vous, derrière la Team Melli. Vous l’avez montré au monde et envoyer un message fort. Merci beaucoup. Si votre entraîneur le veut bien, je pourrais jouer attaquant au prochain match» a-t-il déclaré, selon plusieurs
images diffusées sur les réseaux sociaux.
Une équipe iranienne frustrée par les conditions de préparation
Au-delà de l’aspect sportif et des tensions politiques, la sélection iranienne dénonce surtout des conditions d’organisation jugées compliquées depuis le début du tournoi. Le sélectionneur Amir Ghalenoei n’a pas caché son exaspération, estimant que son équipe est désavantagée : «Après le match, ils nous ont dit : « Vous devez partir immédiatement », alors même que la récupération est importante pour nous. On nous a demandé de prendre l’avion pour retourner à notre centre d’entraînement à Tijuana, et nous étions très contrariés. Ils nous forcent à rentrer plus tôt. Ils compliquent de plus en plus la situation, en multipliant les obstacles, mais cela ne nous empêchera pas de donner le meilleur de nous-mêmes. Honnêtement, on ne sait pas pourquoi ils nous obligent à revenir. Je trouve ça très étrange. On dirait que ce sont les autres qui manigancent pour nous… On était censés arriver deux nuits avant le match, mais ils ne nous ont pas laissé faire. Nous devions passer la nuit ici pour récupérer et revenir demain midi. Je pense que notre équipe est la plus lésée de toute la Coupe du monde. Notre fédération n’est pas là, nos médias ne sont pas là, notre encadrement n’est pas là», a-t-il déclaré, dans des propos rapportés par le journal britannique The Guardian.
Les joueurs partagent ce constat. Mohebi a dénoncé un manque de considération : «Ce n’est pas bon pour nous, vous savez ? Ce n’est pas bon pour le football, car en Coupe du monde, il faut bien se préparer pour le match suivant, car c’est une période très stressante pour les joueurs, le staff et tout le monde. Mais nous n’avons pas ce soutien, et je pense que la FIFA doit nous aider davantage.» Même constat pour Mehdi Taremi, qui insiste sur l’impact sportif : «Ce n’est pas bon pour nous, vous savez ? Ce n’est pas bon pour le football, car en Coupe du monde, il faut bien se préparer pour le match suivant… Mais nous n’avons pas ce soutien, et je pense que la FIFA doit nous aider davantage.»
