Succéder à Pep Guardiola sur le banc de Manchester City représente un immense défi pour Enzo Maresca. Ancien adjoint du technicien catalan lors de la saison du triplé, l’Italien connaît parfaitement les exigences du club mancunien et sait qu’il sera rapidement comparé à son illustre prédécesseur.
Interrogé sur cette pression lors de la tournée de pré-saison à Séoul, Maresca assure qu’il ne compte pas se laisser perturber par les comparaisons. «Après 10 matches, si nous avons 10 points, 20 points, 30 points. Les gens compareront avec Pep après 10 matches, cela ne me met pas de pression. Je l’ai dit de nombreuses fois quand j’étais à Leicester ou à Chelsea, c’est le meilleur entraîneur du monde sur les 15 ou 20 dernières années», a-t-il expliqué.
L’ancien entraîneur de Chelsea avait également échangé avec Guardiola, auteur de 17 trophées majeurs avec Manchester City, dont six titres de Premier League avant sa nomination afin de mieux comprendre l’environnement du club. «Nous avons passé quelques heures ensemble, a déclaré Maresca. Nous avions prévu avant la fin de la saison ici de passer un peu de temps ensemble pendant les vacances d’été. J’aime parfois arriver sans a priori pour voir les choses par moi-même, mais il est resté ici si longtemps qu’il a ses opinions. Mais il faut aussi arriver et voir les choses par soi-même, avoir une vision d’ensemble», a raconté Maresca.
De retour en Premier League, l’Italien reste également impressionné par le niveau du championnat anglais. «C’est à cause de la qualité des joueurs, de la qualité des entraîneurs, de l’organisation de la Premier League. C’est complètement différent par rapport aux autres pays. Quel championnat peut rivaliser avec la Premier League ? L’Espagne ? Barcelone, le Real Madrid, oui, mais ensuite le reste n’est pas au même niveau. Il y a ici six équipes qui sont plus ou moins à ce niveau», a-t-il souligné.
Enfin, Maresca devra rapidement trancher la question du nouveau capitaine après le départ de Bernardo Silva. Ruben Dias, Rodri et Erling Haaland figurent parmi les candidats. L’Italien a d’ailleurs rappelé une règle particulière qu’il appliquait déjà dans ses précédents clubs : «À Leicester et à Chelsea, j’avais une règle : quand nous marquions, le capitaine devait venir sur le banc, non pas pour célébrer, mais pour recevoir des consignes. Mais s’il marque, alors il peut célébrer. Si Erling est le capitaine, nous avons un problème, vous imaginez ? Si vous avez vu le match contre le K-League XI mercredi, quand nous avons marqué le premier but, Ruben est venu vers le banc. Je pense que, même si ce n’est que deux ou trois minutes, il y a toujours quelque chose à ajuster. Pour le moment, nous en avons trois ou quatre [dans le groupe de leaders] et il nous en manque un», a-t-il raconté.


