- juillet 17, 2026
- Par 7buts
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Espagne-Argentine : le favori est désigné, mais Messi fait peur
À l’approche de la finale de la Coupe du monde 2026 entre l’Espagne et l’Argentine, les pronostics commencent à se multiplier. Pour Bruno Reis, analyste capverdien qui a suivi les deux équipes durant le tournoi, la Roja part avec un léger avantage grâce à la maîtrise de son jeu, même si l’Albiceleste reste capable de surprendre.
«L’Argentine est assez imprévisible. Tous ses matchs à élimination directe se sont déroulés de manière inattendue, et elle est capable de créer la surprise. Cependant, je donnerais l’Espagne favorite à 60-40, non seulement parce qu’elle possède un style de jeu plus rodé, mais aussi parce qu’elle saura exploiter plus facilement les faiblesses de son adversaire», a expliqué Bruno Reis à l’agence Lusa.
L’analyste portugais, membre du staff technique du Cap-Vert, seule sélection à avoir affronté les deux finalistes, estime que l’Espagne dispose d’une meilleure organisation collective. La rencontre entre les deux nations aura lieu dimanche au MetLife Stadium d’East Rutherford, aux États-Unis, pour une finale inédite entre le champion d’Europe 2024 et le vainqueur des deux dernières Copa América.
L’Espagne impressionne, mais doit varier son jeu
Si Bruno Reis voit l’Espagne légèrement au-dessus, il souligne également une faiblesse dans le style de la sélection dirigée par Luis de la Fuente. «Le problème de l’Espagne, c’est qu’elle est parfois trop attachée à son style de jeu et à sa façon de déstabiliser l’adversaire. Si elle diversifiait un peu plus son jeu, elle pourrait poser davantage de problèmes à ses adversaires», a-t-il analysé. Selon lui, cette dépendance à la possession pourrait permettre à l’Argentine de mieux s’adapter : «En s’abstenant de le faire, l’Argentine risque de bien s’adapter et de réagir différemment».
Le technicien a toutefois reconnu les progrès de la Roja depuis le début du tournoi. Après son match nul contre le Cap-Vert en phase de groupes (0-0), l’Espagne a remporté ses six rencontres suivantes, dont un succès face au Portugal en huitièmes de finale (1-0). «Elle a créé des situations différentes et n’est plus aussi contrainte que face à nous. De toute évidence, nous avons profité du fait que Lamine Yamal n’ait joué que quelques minutes, et maintenant il a un rôle plus influent», a-t-il déclaré. Pour Bruno Reis, le jeune ailier est même devenu l’un des principaux moteurs de l’équipe espagnole. Il met également en avant le milieu de terrain composé notamment de Pedri, Rodri, Fabian Ruiz et Mikel Merino, qu’il considère comme «le plus grand atout» de la Roja.
Messi, toujours au centre du projet argentin
Côté argentin, l’analyste insiste sur l’importance d’Alexis Mac Allister dans l’équilibre collectif, mais surtout sur le rôle de Lionel Messi, encore décisif à 39 ans. «Il prouve qu’il possède un talent exceptionnel et, à 39 ans, il marque, joue et fait jouer toute une équipe de stars. C’est lui qui fait le lien entre tous les joueurs. Physiquement, il est encore relativement en forme, du moins lorsqu’il a le ballon et qu’il doit accélérer. Techniquement, il est superbe. À mon avis, c’est le meilleur joueur de la Coupe du Monde 2026», a estimé Bruno Reis. Le capitaine argentin dispute sa troisième finale mondiale en quatre éditions et continue d’affoler les statistiques. Il détient notamment les records du nombre d’apparitions, de victoires, de buts et de passes décisives en Coupe du monde.
Une finale tactique plus que spectaculaire ?
Bruno Reis ne s’attend pas forcément à un match très ouvert entre deux équipes qui privilégient la maîtrise collective. «Je crains que la finale ne soit pas la plus spectaculaire en termes de vitesse, car l’Espagne et l’Argentine privilégient la possession prolongée», a-t-il expliqué. Selon lui, la clé sera la capacité à imposer son rythme et à conserver le ballon dans le camp adverse.
«Aucune équipe ne se sent à l’aise pour enchaîner trois ou quatre passes afin d’accélérer rapidement ou de tenter systématiquement une contre-attaque, même si l’Argentine excelle dans ce domaine. L’équipe qui parviendra à faire circuler le ballon le plus facilement et efficacement, en toute sécurité et selon son style de jeu, dans le camp adverse, l’emportera et se facilitera la tâche. C’est pourquoi j’ai évoqué un score de 60-40, car je pense que l’Espagne peut le faire un peu mieux que l’Argentine», a-t-il conclu.
