La bataille autour de l’avenir de Gianni Infantino à la présidence de la FIFA prend une nouvelle dimension. Andrew Giuliani, responsable du groupe de travail mis en place par Donald Trump pour préparer la Coupe du monde 2026, a publiquement pris la défense du dirigeant italo-suisse, allant jusqu’à adresser un avertissement très ferme à ceux qui envisageraient de voter contre lui.
«C’est de la politique»
Dans une interview accordée à The Athletic, Giuliani a rejeté les critiques visant Infantino, notamment celles liées au projet FIFA Forward Enterprise. Selon lui, les attaques contre le président de la FIFA seraient essentiellement motivées par des considérations politiques. «C’est de la politique. J’ai déjà vu ça. Je l’ai vu se produire lorsqu’ils ont persécuté le président Donald Trump, pour des raisons politiques. Je l’ai vu se produire lorsqu’ils ont persécuté d’autres personnes. Les gens sont envieux quand d’autres accomplissent de grandes choses», a-t-il déclaré. Avant de vanter le bilan d’Infantino : «Et ce que Gianni Infantino a fait pour la FIFA, c’est l’amener à un tout autre niveau, ce qu’ils pensaient probablement impossible.»
«L’une des décisions les plus stupides de sa carrière»
Andrew Giuliani s’est ensuite montré particulièrement virulent envers les dirigeants des fédérations qui pourraient refuser de soutenir une nouvelle candidature d’Infantino. «Il ne faut pas oublier que c’était la première Coupe du monde organisée par Gianni Infantino, n’est-ce pas ? Il a hérité des Coupes du monde en Russie et au Qatar, et il a fait du bon travail dans les deux cas, mais c’était sa première. C’est sa vision mise en pratique. Ce que je dis à tout président de confédération ou de fédération membre qui envisage de ne pas voter pour Gianni Infantino, c’est que ce serait probablement l’une des décisions les plus stupides de sa carrière», a-t-il lancé. Selon lui, le bilan de la Coupe du monde 2026 devrait largement plaider en faveur du président de la FIFA. «Ce type vient tout juste d’organiser le plus grand événement sportif mondial de tous les temps, sans le moindre incident, garantissant des revenus plus de quatre fois supérieurs à ceux du dernier championnat du monde, et ils envisagent de le destituer», a-t-il affirmé. Puis Giuliani a lâché une phrase particulièrement provocatrice : «Si Gianni Infantino n’est pas réélu à l’unanimité, alors quiconque votera contre lui devra se faire examiner la tête.»
Giuliani croit à un troisième mandat
Le proche de Donald Trump assure également avoir échangé directement avec Infantino au sujet de son avenir. Selon lui, le président de la FIFA aurait déjà préparé sa stratégie pour tenter de conserver son poste. «J’ai parlé moi-même avec Gianni Infantino, qui m’a assuré avoir un bon plan pour les prochains mois, jusqu’en mars prochain, afin d’être réélu pour un troisième et dernier mandat», a révélé Giuliani. Une réélection permettrait ainsi à Infantino de rester aux commandes de la FIFA jusqu’en 2031.
Le projet FFE ne doit pas effacer son bilan
Interrogé sur la controverse autour du projet FIFA Forward Enterprise, Giuliani estime que les critiques concernant cette initiative ne doivent pas occulter le bilan global d’Infantino. «Écoutez, nous sommes tous humains, et je crois que Gianni s’est exprimé à ce sujet récemment, mais j’ai l’impression que c’est un de ces sujets sur lesquels les gens se focalisent, et que le sport est devenu un objet de marchandisation. Je dirais simplement qu’il faut regarder le parcours de Gianni et se rendre compte qu’il cherche constamment à améliorer sa condition physique, et je pense que c’est là l’essentiel. Ce n’est pas parce qu’on essaie toujours de faire mieux qu’on ne fera jamais d’erreur, n’est-ce pas ? En tant qu’être humain, cela arrive, mais je regarde l’ensemble de son travail et je dirais que c’est le genre de personne que je voudrais diriger», a-t-il conclu.








