- mai 11, 2026
- Par 7buts
- 14 h
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Gianluigi Buffon revient sur le coup de tête de Zidane : «C’est de ma faute»
La finale de la Coupe du monde de la FIFA 2006 entre l’Équipe de France et l’Équipe d’Italie reste l’un des épisodes les plus marquants – et les plus controversés – de l’histoire du football moderne. À Berlin, le 9 juillet 2006, le monde a assisté à la dernière apparition de Zinédine Zidane sous le maillot bleu, conclue par son expulsion après un coup de tête sur Marco Materazzi.
Près de vingt ans plus tard, Gianluigi Buffon est revenu sur cet épisode dans un entretien accordé au Guardian, avec une sincérité rare et une lecture très personnelle de la scène. L’ancien capitaine italien surprend en assumant une forme de responsabilité dans le déroulement des événements.
«C’est de ma faute», lâche-t-il d’emblée. «J’étais à environ 15 mètres et j’ai entendu le bruit sourd. S’il avait fait ça contre n’importe qui d’autre, cette personne aurait été K.-O. L’arbitre de touche ne l’a pas vu. Le seul qui en a été témoin c’était moi. Donc je me suis précipité vers l’arbitre et son assistant pour attirer leur attention. Materazzi était au sol. Zidane était immobile, moi je protestais et le match a été interrompu. J’étais bouleversé et tiraillé entre des sentiments contrastés. Je savais que c’était le dernier match de Zidane, et qu’il était l’un des joueurs les plus grands et les plus élégants de l’histoire du football. Et j’étais désolé que ça se termine ainsi pour lui»
Une finale basculée en quelques secondes
À ce moment du match, les deux équipes étaient à égalité (1-1 après prolongation). L’expulsion de Zidane a profondément changé la dynamique de la rencontre, laissant l’Équipe de France en infériorité numérique durant les dernières minutes et surtout lors de la séance des tirs au but. L’Équipe d’Italie de football finira par s’imposer aux tirs au but, remportant ainsi sa quatrième Coupe du monde.
Au-delà de l’analyse sportive, Buffon insiste surtout sur la dimension humaine de cet épisode. Il exprime encore aujourd’hui un mélange de respect et de regret : «Nous n’en avons jamais parlé. Évidemment, nous nous sommes revus de très nombreuses fois et je crois qu’on a une bonne relation basée sur la confiance mutuelle. Je n’ai jamais voulu aborder ce sujet par respect. C’est un champion qui a tout gagné, mais je crois qu’au fond de lui, ce sera toujours une situation douloureuse, et c’est pour cela que je n’ai pas voulu le lui rappeler»