- juin 20, 2026
- Par 7buts
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Harry Kane : les révélations d’un ancien international anglais
Alors que Lionel Messi, Kylian Mbappé et Erling Haaland illuminent déjà la Coupe du monde 2026, Harry Kane, lui, reste concentré sur un seul objectif : la réussite collective de l’Angleterre. Pour l’ancien international anglais Danny Mills, le capitaine des Three Lions ne se laisse aucunement influencer par la course aux exploits individuels.
Déjà buteur dans la compétition et auteur d’un doublé remarqué face à la Croatie, Kane continue d’afficher son efficacité habituelle. Mais selon Mills, la comparaison avec les autres grandes stars du tournoi ne l’intéresse tout simplement pas. «Je ne le crois pas. Je ne pense pas que cela le motive. Il veut juste marquer, le plus de buts possible. Il veut que l’Angleterre gagne. Je ne crois pas que cela le tracasse. Si on lui demandait : “Préfères-tu remporter le Soulier d’or et être éliminé en quarts de finale, ou gagner la Coupe du monde sans marquer, comme Olivier Giroud ?”, je suis persuadé qu’il choisirait la seconde option. Certains avant-centres de classe mondiale feraient peut-être le choix inverse, car les objectifs personnels passent parfois avant l’intérêt collectif. Bien sûr, ils veulent les deux, mais certains sont un peu plus égoïstes. Je ne crois pas qu’Harry Kane soit de ceux-là. Il a vu ce que d’autres ont réalisé, mais cela ne semble pas le perturber. Il est très à l’aise avec lui-même. Son moteur, c’est de marquer, d’engranger un maximum de buts et de gagner un maximum de matchs avec l’Angleterre», a expliqué l’ancien défenseur anglais dans une interview accordée à Goal.
Un rôle central dans le système anglais
Sous les ordres de Thomas Tuchel, l’Angleterre a construit son animation offensive autour de Kane, capable de décrocher pour participer au jeu et de terminer les actions dans la surface. Aux côtés de joueurs comme Jude Bellingham ou Bukayo Saka, le buteur du Bayern Munich profite d’un système pensé pour libérer les espaces autour de lui. «Cela n’a rien de nouveau. Harry Kane n’a jamais été un sprinteur, il n’a donc pas perdu de vitesse. Sa grande force, c’est l’intelligence de jeu. Il joue aussi bien en neuf, en dix qu’en neuf et demi, en se repliant entre les lignes. Pour cela, il faut de la vitesse sur les ailes afin d’étirer le jeu et de créer des espaces. Il faut donc des joueurs capables de percer derrière la défense. Bellingham, Saka, Madueke, ainsi que Rashford et Gordon de l’autre côté, ont pour mission d’étirer le jeu afin de libérer ces espaces. C’est du football dans sa forme la plus pure, rien de bien sorcier. Bien sûr, ce n’est pas toujours simple à mettre en place, car l’adversaire cherche à vous en empêcher et à imposer son rythme. La seule inquiétude, c’est que Harry Kane est notre point de référence. S’il lui arrivait quelque chose, on se demanderait comment on s’en sortirait.», a rappelé Mills, soulignant la polyvalence du capitaine anglais.
