Longtemps considérée comme une piste idéale pour reconstruire une sélection italienne en difficulté, l’arrivée de Pep Guardiola sur le banc de la Squadra Azzurra n’a finalement jamais vu le jour. Après le départ de Gennaro Gattuso, la Fédération italienne avait placé l’ancien entraîneur de Manchester City au sommet de sa liste, mais le technicien espagnol a préféré décliner, estimant ne pas être prêt à relever un défi aussi particulier.
Interrogé par La Gazzetta dello Sport, Gianluigi Buffon est revenu sur cette opportunité manquée. L’ancien gardien de la Juventus et de la sélection italienne reconnaît que la présence de Guardiola aurait pu apporter un véritable souffle nouveau à la Nazionale, tout en rappelant que le prestige d’un entraîneur ne suffit pas toujours à garantir le succès.
«Guardiola nous aurait aidés, mais rien n’était garanti»
Pour Gianluigi Buffon, le simple nom de Pep Guardiola aurait représenté un avantage important dans une période où l’Italie cherche à retrouver son statut parmi les grandes nations du football mondial. «Son nom à lui seul nous aurait donné un coup de pouce, et nous en avions besoin. Mais même avec lui, rien ne garantissait les résultats : c’est le plus grand depuis trente ans, mais il a entraîné des clubs. L’équipe nationale, c’est autre chose», a expliqué l’ancien capitaine italien. Après le refus de Guardiola, la Fédération italienne a finalement décidé de rappeler Roberto Mancini, déjà vainqueur de l’Euro 2021 avec la Nazionale. Un choix que Buffon considère comme logique.
Buffon soutient le retour de Mancini
L’ancien dirigeant de la sélection italienne estime que Roberto Mancini possède le profil idéal pour relancer une équipe en quête de stabilité et d’identité. «Au final, Mancini est le bon choix sur le plan technique car il a démontré un style de jeu qui correspond à un projet. Si j’étais le PSG, le Bayern, le Real Madrid, la Juve ou n’importe quel autre grand club, je le prendrais en considération», a-t-il affirmé. Ancien chef de délégation de la Squadra Azzurra depuis 2023, Buffon avait quitté ses fonctions après l’élimination de l’Italie en barrages de la Coupe du monde 2026 face à la Bosnie-Herzégovine.
«Nous ne sommes pas nuls, le football a changé»
Malgré les difficultés récentes de la sélection italienne, absente des trois dernières Coupes du monde et incapable de franchir un tour à élimination directe depuis son sacre mondial en 2006, Gianluigi Buffon refuse de parler de crise de talent. «Mais bien sûr que non, nous ne sommes pas nuls. Nous avons des joueurs importants et talentueux, même en Premier League. C’est juste qu’on fait semblant de ne pas comprendre que le football a été bouleversé en vingt ans. On peut aller en Bosnie et perdre aux tirs au but, tout comme l’Allemagne perd contre l’Équateur et le Paraguay, et l’Espagne fait match nul 0-0 contre le Cap-Vert. ‘Nous sommes l’Italie’, c’est une belle phrase, nous le serons toujours car l’histoire ne s’efface pas, mais les autres apprennent à être comme nous, voire meilleurs. Ou veut-on dire que la Norvège était modeste ?», a-t-il assuré.


