- avril 19, 2026
- Par Gontrand Dagbeto
- 2 h
- 0 Comments
Juventus : les révélations explosives sur Cristiano Ronaldo, Allegri et Sarri
Huit ans après l’un des transferts les plus marquants de l’histoire du football moderne, Fabio Paratici, alors directeur sportif de la Juventus, s’est confié avec franchise sur l’arrivée de Cristiano Ronaldo à Turin. Dans un entretien exclusif accordé au Corriere della Sera, il n’a pas hésité à établir un parallèle audacieux entre le Portugais et José Mourinho.
À l’été 2018, la Juventus réalise un coup sensationnel en recrutant Cristiano Ronaldo pour plus de 100 millions d’euros en provenance du Real Madrid. Toute la ville et le club nourrissent alors un objectif clair : remporter enfin la Ligue des champions. Si ce rêve européen n’a jamais été concrétisé, Ronaldo répond présent sur le plan individuel. Avec 101 buts et 19 passes décisives en 134 matchs, il marque profondément son passage et contribue à enrichir le palmarès du club avec plusieurs titres nationaux.
Pour Paratici, l’impact de Ronaldo dépasse largement les statistiques. Il confie : «Il était précieux pour la Juventus et important pour tous, tout comme Mourinho l’était à l’AS Roma. Un championnat a besoin de grands joueurs. Nous voulions tous gagner la Ligue des champions et, dès la première année, nous aurions pu y parvenir. L’élimination face à l’Ajax me hante encore.»
Selon lui, la présence de Ronaldo a parfois facilité la tâche de ses coéquipiers, ce qui a conduit à un changement d’entraîneur : «Le problème, c’est qu’en marquant un but par match, Cristiano facilitait trop la tâche à ses coéquipiers, qui avaient déjà accompli de grandes choses. C’est pourquoi nous avons changé d’entraîneur, pour insuffler un nouvel élan.» Cette déclaration fait référence au limogeage de Maurizio Sarri et à l’arrivée de Massimiliano Allegri, qui a su créer une meilleure synergie avec l’équipe.
Paratici en profite également pour dissiper les rumeurs de tension entre Allegri et Ronaldo : «Non, Allegri est le plus intelligent de tous. Sa capacité à créer des liens avec les joueurs fait toute la différence. Il y a eu quelques difficultés au début avec Sarri, qui était plus fondamentaliste sur le plan tactique, mais il s’est adapté.» Il souligne également la vision à long terme de la direction de la Juventus : «Nous avions vingt ans d’avance sur tous les autres, avec un président visionnaire, un directeur expérimenté et le talent que je reconnais en moi pour attirer les joueurs et les entraîneurs les mieux préparés, ainsi que des talents exceptionnels. Et ce, malgré les difficultés rencontrées par les clubs milanais avec le déclin des grandes familles propriétaires.»
Une défense face à la justice sportive et pénale.
Enfin, Fabio Paratici est revenu sur sa suspension de 30 mois en 2023, suite à sa condamnation pour participation à une fraude comptable durant son passage à la Juventus, ce qui avait entraîné sa démission de Tottenham. «Je ne me sens coupable de rien, si c’est ce que vous me demandez. Cela dit, ce fut une expérience très difficile, car l’enquête criminelle a duré cinq ans et demi et a exigé beaucoup de courage. J’ai été condamné pour une stratégie technico-financière impliquant de nombreuses personnes, comme Rovella, Orsolini ou Spinazzola.»
Paratici précise que la procédure sportive ne lui a pas permis de se défendre pleinement : «Un principe comptable sans précédent a été appliqué, et j’attends toujours le rapport. Les documents le mentionnent, et non des plus-values artificiellement gonflées, comme certains l’affirment. Dans le cadre de la procédure sportive, il m’est impossible de me défendre ; je ne peux pas faire grand-chose. Je voulais que la procédure pénale soit close pour pouvoir recommencer à vivre.»