- juillet 10, 2026
- Par 7buts
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La grande confession de Luis de la Fuente avant avant Espagne-Belgique
À l’approche du quart de finale de la Coupe du monde 2026 face à la Belgique, Luis de la Fuente affiche une grande sérénité. Le sélectionneur espagnol assure que son équipe reste concentrée sur son objectif, tout en respectant un adversaire qu’il juge dangereux.
Lors de sa conférence de presse au stade SoFi de Los Angeles, le technicien espagnol a insisté sur l’importance des choix tactiques et de la gestion de son groupe de 26 joueurs. «Composer l’équipe et sélectionner le groupe est la tâche la plus ardue, car chaque match est unique. Nous avons des joueurs de très haut niveau, mais aux profils complémentaires. Le choix se fait après une analyse approfondie de l’adversaire et en fonction du onze de départ capable de livrer la meilleure performance. Un changement n’est jamais une sanction pour le joueur laissé sur le banc», a-t-il expliqué.
Concernant le poste de gardien, De la Fuente a renouvelé sa confiance à Unai Simón tout en mettant en avant la qualité de ses autres portiers. «Le poste de gardien est très spécifique, et toute grande équipe s’appuie sur un gardien solide qui apporte de la sérénité. Unai Simón, Raya et Juan García figurent parmi les trois meilleurs gardiens au monde ; ils s’adaptent parfaitement à notre style de jeu et à ce que nous voulons mettre en place sur le terrain», a-t-il affirmé. Alors que la Belgique pourrait tenter de mettre la pression sur la Roja, le sélectionneur espagnol refuse de parler de favori. «Je n’ai ni peur ni complexe à reconnaître notre supériorité, mais dans ce genre de matchs, il n’y a pas de favori évident. Ils ne nous mettront pas la pression s’ils estiment que nous sommes les plus proches de la victoire», a-t-il déclaré.
«Je suis fait de chair et de sang»
Interrogé sur la pression avant un rendez-vous aussi important, De la Fuente a reconnu ressentir de la tension, mais reste confiant. «Je suis fait de chair et de sang, et je ressens moi aussi de la tension, mais j’ai une grande confiance dans les éléments que je maîtrise, et ceux-ci sont parfaitement sous contrôle. Si un élément nous échappe, cela ne doit pas nous affecter, car un travail bien fait m’apporte la sérénité, et je suis entouré de professionnels formidables. La sérénité, c’est la force, et le fait de maîtriser la situation me donne de la force.», a-t-il confié.
Le sélectionneur espagnol a également assuré que son groupe était prêt physiquement avant ce quart de finale. «Nous avançons pas à pas, match après match : notre présent et notre avenir, c’est désormais la Belgique. Tous les joueurs sont en parfaite condition physique ; nous valoriserons leur apport au moment le plus pertinent, qu’ils entrent dès le coup d’envoi ou en cours de rencontre. Nous déciderons ensuite qui débutera la rencontre et qui interviendra plus tard», a-t-il indiqué.
Revenant sur l’histoire entre l’Espagne et la Belgique, De la Fuente a évoqué le souvenir douloureux du penalty manqué par Eloy en 1986. «Ce fut une journée triste, mais Eloy a fait preuve d’un grand courage en tirant ce penalty. J’en garde un souvenir amer, car j’ai toujours vécu de tout mon cœur pour l’Espagne, et ces matchs me laissaient toujours un peu bouleversé et brisé», a-t-il raconté. Pour le technicien espagnol, la clé du succès repose avant tout sur le travail et la maîtrise des émotions. «La sérénité naît d’une bonne équipe ; ce sont la performance, l’attitude et le comportement qui vous l’apportent. Un travail soigné vous rapproche de la victoire, et j’ai dédramatisé la défaite, car on peut faire un excellent travail et, malgré sa supériorité sur l’adversaire, subir une défaite. Si nous faisons ce que nous devons faire, nous aurons la conscience tranquille, même si le résultat est négatif», a-t-il expliqué.
De la Fuente encense Pedri et la solidité défensive de l’Espagne
Après la victoire contre le Portugal, le sélectionneur espagnol a également salué la prestation de Pedri. «Je le trouve en très bonne forme ; il livre toujours un niveau de jeu excellent pour nous. Son jeu n’était certes pas spectaculaire, mais il était extrêmement efficace, et les joueurs qui sont entrés en jeu ont profité de l’énorme effort qu’il a fourni», a-t-il déclaré. De la Fuente estime par ailleurs que l’Espagne possède l’une des défenses les plus solides du tournoi. «Nous avons toujours été très solides en défense, même si nous sommes l’équipe qui a tiré le plus au but dans ce tournoi. Si nous sommes une équipe qui pénètre souvent dans les zones adverses tout en ne lui laissant aucune occasion offensive, cela témoigne du grand sérieux et de la bonne organisation de l’équipe», a-t-il assuré.
Concernant le rêve de Gavi de marquer un retourné acrobatique en finale, le sélectionneur espagnol préfère rester concentré sur l’objectif collectif. «Je serai déjà très heureux d’atteindre la finale, et je me réjouirai pour Gavi car nous l’aimons beaucoup. Son ambition illustre sa détermination à aller le plus loin possible tout en respectant nos futurs adversaires, mais cela prouve aussi que les joueurs sont concentrés sur notre qualification», a-t-il déclaré.
Enfin, De la Fuente a évoqué la possibilité d’une séance de tirs au but et la préparation de son équipe. «Nous préparons tous les scénarios dans le peu de temps dont nous disposons, sur le terrain et avec des vidéos. Nous avons travaillé les tirs au but, nous possédons des spécialistes que nous connaissons bien et nous avons des joueurs capables de s’adapter à ce genre de situation. Nous verrons qui sera sur le terrain à chaque instant, et nous devons également tenir compte de ce sixième sens qui vous dit qui est le plus en confiance pour tirer», a-t-il assuré. Avant de conclure sur les conditions particulières de cette Coupe du monde aux États-Unis : «Jouer dans des enceintes climatisées à 22 °C est un avantage. Nous en avons profité, mais si nous poursuivons notre parcours, nous devrons aussi affronter le soleil».
