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Le récit bouleversant de Diogo Dalot sur la mort de Diogo Jota

Dans une lettre ouverte poignante publiée sur le site britannique The Players’ Tribune, Diogo Dalot est revenu sur des moments intimes de sa carrière et sur la perte tragique de son compatriote et coéquipier en sélection, Diogo Jota. Un texte chargé d’émotion, dans lequel le défenseur de Manchester United évoque à la fois le choc du drame et l’héritage laissé par l’attaquant portugais.

Dalot raconte avec une grande sincérité le moment où il a appris la disparition de son ami. Un souvenir gravé dans sa mémoire, entre incompréhension et sidération. «Quand nous avons perdu Diogo Jota l’été dernier, j’ai refusé d’y croire. Je m’entraînais seul au Portugal quand j’ai pris mon téléphone et j’ai vu une dizaine de messages de Cláudia. J’ai appelé Bruno. J’ai envoyé des messages à tous ceux qui pourraient avoir des informations. Même après la confirmation de son décès, cela me paraissait trop cruel pour être vrai. Quelques semaines auparavant, nous avions fêté ensemble notre victoire en Ligue des Nations. Je le voyais encore à mes côtés. Soulevant le trophée. Dansant sous une pluie de confettis», a commencé à écrire Diogo Dalot.

«Je venais de me marier. J’avais trois enfants merveilleux. À 28 ans, j’avais encore tellement à offrir. Être son coéquipier était un honneur. Je me souviens d’une des premières fois où nous étions ensemble sur le banc de l’équipe nationale, à regarder le match. Une touche a été accordée à l’équipe adverse. Soudain, Diogo s’est levé du banc, a couru vers la ligne de touche et a commencé à protester auprès du quatrième arbitre», a souligné l’arrière latéral, qui évoquait la conquête du titre de champion du monde, le rêve de Jota.

«Quand le cercueil a quitté l’église et que j’ai vu la souffrance de sa femme, j’ai eu le cœur brisé. Dans le bus de l’équipe nationale, Diogo s’asseyait toujours à côté de Rúben Neves, son meilleur ami. Mais ensuite, ce siège était vide. Rúben était seul, et on voyait bien qu’il était désemparé. Aucun de nous ne savait. Je crois que tout ce qu’il nous reste à faire, c’est poursuivre son rêve. Il voulait désespérément voir le Portugal devenir champion du monde. Nous n’allons pas seulement nous battre pour notre pays. Nous allons nous battre pour Diogo», a souligné l’ancien joueur du FC Porto.

7buts

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