- juin 28, 2026
- Par 7buts
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L’émouvant témoignage de Ruben Neves sur la mort de Diogo Jota
À quelques jours du premier anniversaire de la disparition tragique de Diogo Jota et de son frère André Silva, décédés dans un accident de la route le 3 juillet 2025, Rúben Neves a livré un témoignage poignant dans l’émission Alta Definição diffusée sur SIC. Le milieu de terrain portugais est revenu avec une immense émotion sur la perte de son ami, les heures qui ont suivi l’annonce du drame et les souvenirs qui continuent de l’accompagner au quotidien.
Le joueur d’Al Hilal se trouvait aux États-Unis pour disputer la Coupe du monde des clubs lorsqu’il a appris la terrible nouvelle. Un moment qu’il affirme ne jamais pouvoir oublier. «Quand j’ai appris la nouvelle, j’étais aux États-Unis, à la Coupe du Monde des Clubs. Rute, la femme de Diogo, m’a appelé. J’étais en route pour l’Espagne. Je ne peux pas décrire ce que j’ai ressenti à ce moment-là. Dieu voulait que ma femme soit dans le même hôtel que moi. J’ai passé une grande partie de ces deux jours dans la chambre d’hôtel avec Débora. Je crois que je n’y ai vraiment cru que le lendemain. L’adrénaline que procure une telle nouvelle… c’est inexplicable. Le lendemain, je me sentais bien plus mal que le jour même», a-t-il révélé.
Ruben Neves explique que le soutien de son épouse, Débora, a été essentiel pour lui permettre d’affronter cette épreuve. «Quand j’ai appris la nouvelle… silence total. J’ai immédiatement appelé Débora et j’ai passé ces deux nuits avec elle. C’était très difficile. Le lendemain de l’annonce a été le jour le plus dur de ma vie. Dieu voulait que Débora soit là pour moi et elle m’a aidé à traverser cette épreuve plus sereinement. Son soutien a été primordial. Sans elle, je n’aurais peut-être pas pu jouer.», a-t-il poursuivi.
Interrogé sur sa décision de disputer son match de Coupe du monde des clubs avant de rentrer au Portugal pour les funérailles, l’international portugais révèle que c’est la personnalité de Diogo Jota qui lui a donné la force de continuer. «La force de Diogo, peut-être. Je savais que je pouvais arriver à temps aux funérailles, même en jouant. Sinon, je n’aurais probablement pas joué. Beaucoup de gens me disaient de ne pas jouer et de rentrer immédiatement au Portugal. Mais je me suis accroché à ce que je pensais être juste : jouer le match et ensuite rentrer au Portugal. Le club m’a beaucoup aidé, ils se sont occupés de tout. C’était ma façon de penser : faire ce que Diogo aimait faire, jouer au plus haut niveau. Essayer de jouer pour lui avant de rentrer au Portugal. C’est terrible. On ne pense jamais que ça puisse nous arriver. Quand j’ai vu son image sur l’écran géant, ça a été un des moments les plus difficiles. Sur le terrain, j’ai réussi à me concentrer sur ce que je faisais. Je voulais jouer pour lui, et ça m’a beaucoup aidé pendant le match.», a-t-il raconté.
«C’était un ami formidable»
Au fil de l’entretien, Ruben Neves a également évoqué leur profonde amitié. Il reconnaît même qu’il s’était complètement trompé sur Diogo Jota lors de leur première rencontre. «Il y a des vidéos, des photos, des choses qui nous appartiennent et que personne n’a jamais vues. Elles resteront à jamais gravées dans ma mémoire. Nous étions extrêmement proches, nous pensions de la même façon, mais nos personnalités étaient très différentes. Il était plus réservé, il avait tendance à se méfier des autres. La première fois que je l’ai vu, je me suis fait une idée complètement fausse de lui. Et il aimait l’image qu’il projetait. C’était un ami formidable, je n’aurais jamais imaginé nouer une telle amitié. Il avait confiance en moi, il s’ouvrait davantage. Nous avons joué ensemble pendant des années, nous avons élevé les enfants l’un de l’autre… tout cela a contribué à créer une très belle relation.», a-t-il confié. «Je lui parle encore. Peu de gens le savent. Nous avons un groupe WhatsApp, Débora, Diogo, Rute et moi. On continue à échanger là-bas. Et dès qu’il se passe quelque chose d’important, je consulte les anciennes conversations WhatsApp et je continue à lui envoyer des messages.»
Après son match, Ruben Neves et João Cancelo ont immédiatement quitté les États-Unis pour rejoindre le Portugal. Il garde un souvenir très douloureux de son arrivée à la chapelle. «Cancello et moi sommes partis en courant vers l’aéroport. Nous avons embarqué et, à mon arrivée, tout le monde était déjà dans la chapelle. Je suis allé à la chapelle avec Rute et les parents de Diogo. Je ne me souviens même plus des mots que je leur ai dits. L’atmosphère était si pesante que je crois que je ne pensais qu’à être là pour eux, à essayer de rester aussi fort que possible.», se souvenait-il.
Enfin, le Portugais a révélé le sujet de sa dernière conversation avec Diogo Jota, un échange anodin qui prend aujourd’hui une résonance particulière. «Personnellement, c’était à la fin de la Ligue des Nations. On parlait de voitures, car il allait en louer une pour venir d’Angleterre au Portugal, ne pouvant pas prendre l’avion à cause de son problème pulmonaire. Il était question de la Ferrari qu’il avait louée pour ce voyage.», a-t-il ajouté.
