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Les confidences d’un ex-coéquipier sur Kylian Mbappé

Avant de devenir l’icône du PSG et de l’équipe de France, Kylian Mbappé a connu ses premières heures de gloire à l’AS Monaco, où il a véritablement explosé aux yeux de l’Europe. Et derrière les performances sur le terrain se cachent quelques anecdotes surprenantes, racontées par Valère Germain, ancien coéquipier du prodige, dans le podcast Kampo et dans un entretien accordé à L’Équipe.

Mbappé n’avait que 18 ans lorsqu’il a commencé à bousculer l’ordre établi à Monaco. Valère Germain se souvient parfaitement de ce moment où il a perdu sa place de titulaire : «Il poussait, il poussait et à partir de mi-février, ce match à Manchester City. C’est la première fois que le coach fait le choix de le mettre à ma place. On perd 5-3 là-bas, match de fou, première fois titulaire en Ligue des champions, il marque le premier ou le deuxième but. Moi, j’ai la chance que Falcao se blesse pendant un mois après ce match, donc je continue à jouer avec Mbappé. À partir de mi-mars, quand Falcao revient, je m’assois sur le banc et je prends le rôle de doublure», a-t-il confié dans le podcast Kampo.

Une situation difficile à encaisser pour Germain sur le moment : «Sur le moment, t’as un peu piqué, forcément. Tu te dis que tu fais toute la saison et quand vont arriver les beaux matchs, les matchs à enjeu, tu vas être sur le banc. T’es un peu énervé, déçu, sur le coup. Je parle au coach, mais en même temps, qu’est-ce que tu vas lui dire ? Mbappé, tout jeune qu’il est, il marque à tous les matchs, en Ligue des champions et en championnat. En huitièmes, il marque à l’aller et au retour contre Manchester City, quarts de finale, il marque à l’aller et autour contre Dortmund, il marque « qu’au » retour contre la Juve. J’avais un peu de frustration, mais quelques années plus tard, il avait tout à fait raison le coach. Il aurait été fou de ne pas le mettre. Si on était passé à côté du titre… C’est tombé sur moi, ça aurait pu tomber sur quelqu’un d’autre. Il est arrivé, il était phénoménal et tout le monde l’aurait mis.», a avoué Valère Germain dans un entretien accordé à L’Équipe.

Mais la jeune équipe monégasque ne se contentait pas de briller sur le terrain. Valère Germain raconte une anecdote qui montre que les célébrations pouvaient parfois empiéter sur le professionnalisme attendu : «Ma plus grosse fête après un match ? Ce n’était pas la plus grosse fête mais la plus grosse semaine de fête. C’était après le match qu’on remporte ici (à Monaco) contre Saint-Étienne, qui valide le titre de champion de France (le 17 mai 2017). Il nous restait un match à Rennes (trois jours plus tard). Forcément, on sort le soir même, le lendemain aussi. C’était pendant le Festival de Cannes… On avait loué un grand bus avec pas mal de joueurs et des membres du staff. On était rentrés à 5 ou 6 heures du mat’, tous un peu farcis. À Rennes, on était arrivés très fatigués. Dans les gourdes, on avait mis moitié eau, moitié bière. À chaque arrêt de jeu, on venait boire sur le banc.»

Gontrand Dagbeto

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