- juin 12, 2026
- Par 7buts
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Les révélations de Rodri sur l’Espagne, l’Argentine et les favoris du Mondial 2026
À quelques jours de l’entrée en lice de l’équipe d’Espagne à la Coupe du monde 2026, Rodri s’est confié dans l’émission El Larguero de Cadena SER. Le milieu de terrain de Manchester City a évoqué sa forme physique, les ambitions de la sélection espagnole et les grands favoris du tournoi.
Le Ballon d’Or 2024 se dit pleinement prêt pour le grand rendez-vous. «Oui, c’était l’objectif principal cette saison. J’ai connu deux années très différentes dans ma carrière, où j’ai dû m’adapter aux circonstances. Il faut constamment s’adapter pour arriver au meilleur de sa forme. Cette année a été importante, un temps pour retrouver le sentiment de progresser et avec un objectif clair en tête, ce qu’on ne peut évidemment pas annoncer en début de saison : la Coupe du Monde. Je suis au sommet de ma forme physique et, surtout, dans une condition que je n’ai jamais connue, avec peu de matchs et une charge de travail allégée. Cela va me permettre de souffler un peu. Je suis très content de la façon dont j’ai géré cette transition.», a-t-il expliqué.
Rodri insiste sur l’importance de l’adaptation : «Il est clair qu’arriver en pleine forme à une Coupe du Monde n’est pas la même chose. Chaque joueur est différent, et cela dépend de la blessure. Mon cas est particulier : il faut gérer intelligemment les matchs, choisir les bons moments et arriver en pleine forme, car si l’on s’épuise trop vite avec une blessure aussi grave que la mienne, tout est une question de timing. Le club a été fantastique, et j’ai compris que c’était la bonne approche. Je peux parfois être un peu téméraire et vouloir tout donner. Ils doivent me freiner. Je suis très heureux et satisfait d’être ici et de mener ce groupe, plus jeune qu’auparavant, mais avec un peu plus d’expérience», reconnaît-il.
Le Mondial, objectif ultime
Conscient de l’enjeu, le milieu espagnol ne cache pas ses ambitions collectives. «Le football est un sport collectif. Gagner avec son pays, c’est ce qu’il y a de plus exceptionnel. Gagner une Coupe du monde est le sommet de ce à quoi on peut aspirer», affirme-t-il. Même ses distinctions individuelles passent au second plan : «Échanger le Ballon d’Or contre une deuxième étoile ? Sans aucun doute. Gagner avec son pays, c’est ce qu’il y a de plus exceptionnel. Le Championnat d’Europe reste à ce jour le titre le plus important que j’ai remporté, mais gagner une Coupe du Monde est le summum de ce à quoi on peut aspirer. Je conçois le football comme un sport collectif. Les récompenses individuelles sont appréciables. J’espère que nous remporterons les deux», tranche-t-il, sans hésitation.
Rodri estime que la sélection espagnole est plus forte qu’il y a deux ans. «C’est l’objectif. La philosophie du sélectionneur et la direction générale sont en progression car nos rivaux s’améliorent en intégrant de nouveaux joueurs, et nous sommes dans la même situation. Le noyau dur est le même, l’idée est la même, mais certains joueurs progressent et sont désormais des éléments clés de grands clubs et des figures de classe mondiale. À l’Euro, ils étaient une surprise, et maintenant ils sont une réalité. Les jeunes sont plus matures. Nous avons intégré des joueurs d’expérience comme Carvajal, Nacho, Joselu… ils nous ont apporté leur expérience, et nous devons assumer ce rôle et la compenser», explique-t-il.
Il cite également la montée en puissance de joueurs comme Pedri, désormais confirmés au plus haut niveau : «Je l’ai dit avant l’Euro : ce qui fait des joueurs des modèles, c’est la victoire. C’est ce qui s’est passé pour ceux qui ont gagné en 2008 ; ils n’avaient pas cette couverture médiatique auparavant, et pourtant ils ont réussi. C’est pareil pour nous ; quand on prouve sa valeur, on est pris plus au sérieux. Le niveau du joueur, lui, ne change pas. Pedri est le même joueur qu’avant et qu’après l’Euro ; la différence, c’est qu’il remporte maintenant un titre. C’est une génération qui va marquer l’histoire. Elle est déjà là», souligne-t-il.
Leadership et ambition collective
Devenu l’un des leaders de la Roja, Rodri assume son rôle dans l’ombre : «Capitaine ? Avec Luis, j’ai l’impression que nous nous comprenons parfaitement. Il ne m’a pas parlé parce que je sais ce que j’ai à faire, et vice versa. Je sais ce que j’attends de lui. Ce qui compte pour moi, c’est ce qui se passe en coulisses, et c’est là que je dois révéler ma personnalité. Transmettre ce que j’ai appris au fil des ans. Il y a une génération de jeunes qui interprètent les situations en fonction de leur âge, et nous devons leur offrir une autre perspective.», explique-t-il.
Pour le milieu espagnol, plusieurs nations peuvent viser le titre. Mais un rival se détache : «Il y a beaucoup d’équipes en ce moment, beaucoup d’équipes nationales qui progressent beaucoup. Cinq ou six d’entre elles peuvent remporter la Coupe du monde. Je suis très prudent. La condition physique jouera un rôle majeur. On le verra lors des premiers matchs. Ce sera une très longue Coupe du monde, et tout dépendra de la fin de saison. Il pourrait y avoir des surprises. Chaque match est difficile. Le rival auquel je pense le plus, c’est l’Argentine, en raison de sa forme actuelle, de ses performances et de son niveau collectif. À partir de là, je pourrais vous citer dix autres noms», reconnaît-il.
Une Espagne ambitieuse et attendue
Rodri constate aussi l’attente grandissante autour de la Roja : «Oui, nous en sommes conscients. L’ambiance était différente pendant l’Euro. Nous savons qu’en Espagne, on a hâte que la Coupe du Monde commence et qu’on veut soutenir l’équipe. Cet engouement dépasse les frontières des États-Unis et du Mexique. L’équipe progresse, et son influence grandit avec elle», dit-il avant d’évoquer son avenir : «Je ne pense pas du tout à mon avenir. La Coupe du monde sera cruciale pour moi, je n’y pense pas pour l’instant. Le processus de rééducation que je suis en train de suivre n’aurait aucun sens si je me concentrais sur autre chose. Après la Coupe du monde, on verra.»