L’équipe de France s’apprête à tourner définitivement la page Didier Deschamps. Après quatorze années passées sur le banc des Bleus, le technicien de 57 ans a quitté ses fonctions à l’issue de la Coupe du monde 2026. Pour lui succéder, la Fédération française de football doit officialiser dans les prochains jours la nomination de Zinédine Zidane, qui réalisera enfin son ambition de devenir sélectionneur national.
Mais selon le journaliste Romain Molina, l’arrivée de la légende du football français ne s’est pas faite sans négociations. L’ancien entraîneur du Real Madrid aurait posé plusieurs exigences avant d’accepter le poste.
Zidane, un choix aussi sportif que politique ?
Sur sa chaîne YouTube, Romain Molina affirme que la nomination de Zinédine Zidane constitue également un atout pour le président de la FFF, Philippe Diallo. «Dans le même temps en off, Diallo ne cachait pas qu’il allait ramener Zidane. Mais pourquoi on veut ramener Zidane ? Alors oui, il y a le nom, mais c’est surtout un argument électoral pour ensuite briguer un second mandat. Parce qu’à part ça, le bilan de Philippe Diallo, on l’attend encore.», a-t-il souligné.
Malgré les nombreuses sollicitations reçues depuis son départ du Real Madrid en 2021, Zidane aurait toujours gardé un seul objectif en tête : prendre les commandes de l’équipe de France. «C’est qui est ironique avec Zidane. Malgré l’unanimité derrière son nom, la manière dont cela a été fait n’est pas bonne. Et surtout, Diallo n’était pas forcément d’accord sur le staff demandé par Zidane. Ce dernier a beaucoup travaillé ces derniers temps. Il a refusé énormément de propositions bien plus lucratives, parce que son but depuis des années, c’était d’entraîner l’équipe de France. Tout le monde le savait, c’est pour ça qu’il a refusé énormément de choses pour dire « Ok, là on sait qu’avec Deschamps ça va se libérer, je veux à tout prix le poste »», a, t-il poursuivi.
La FFF a finalement accepté les exigences de Zidane
Toujours selon Romain Molina, le principal point de discussion concernait la composition du futur staff technique. La Fédération aurait d’abord souhaité limiter le nombre de collaborateurs de Zidane, avant de céder face aux exigences du champion du monde 1998. «Donc avec son staff, ils ont déjà travaillé depuis un moment, sauf qu’au début, la Fédération n’était pas très emballée à cause du coup financier en se disant que le staff va être beaucoup plus important qu’avec Deschamps donc ça va être compliqué. Et pourtant, lors de la dernière assemblée de la FFF, ils disaient qu’il y aurait une baisse de la masse salariale à cause des staffs. C’est lié à un problème de droits d’image. Au début, la FFF voulait limiter le nombre de personnes dans le staff et Zidane a été très clair puisque dans le même temps, il a déjà chargé des gens de faire un travail en amont. Je sais aussi que lui a poursuivi sa formation. Pas spécialement des études, mais on va dire l’étude des nouvelles techniques de management et d’entraînement. C’est quelqu’un qui n’est pas resté sans rien faire. Il a travaillé de son côté pour essayer de se perfectionner parce que ça fait quand même un petit moment qu’il n’a pas entraîné. C’est un sélectionneur qui s’est déjà investi et qui a été très pro dans la manière de mener les négociations. Il a été très clair en disant : « Si je ne peux pas venir avec les gens qui vont m’entourer pour faire ce travail, je ne viens pas ». La Fédération a plié parce qu’ils ne voulaient pas refuser quelque chose à Zidane pour un but politique» a-t-il conclu.


