- juin 22, 2026
- Par 7buts
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Michel Platini s’incline : «Diego Maradona est un véritable…»
L’ancien Ballon d’Or et légende de la Juventus, Michel Platini, s’est exprimé depuis l’Italie à l’occasion de la 21ᵉ édition de la «Fondazione Vialli e Mauro Golf Cup». L’ex-meneur de jeu a abordé avec franchise l’actualité des Bianconeri, son avenir dans le football et plusieurs sujets internationaux.
Interrogé sur la Juventus, Platini a tenu à afficher une position très tranchée sur son attachement au club turinois : «Tant que je serai en vie, que personne n’y touche… le club, c’est la famille Agnelli. Mon retour ? J’ai déjà été clair il y a quelque temps : je n’y pense pas, je n’y aspire pas. À soixante-dix ans, j’ai encore des projets pour faire évoluer mon univers, mais j’en ai assez des fonctions institutionnelles et de tout ce qui s’y rapporte au sein d’un club. Je pense à l’affection toujours vivante des supporters, au groupe que nous formions, à l’Avocat, et je crois qu’si nous avions battu la Fiorentina, nous serions là à parler d’une saison globalement positive. Le football est fait de cycles ; une nouvelle histoire bianconera va bientôt commencer…», a-t-il déclaré, selon Gazzetta.it.
Évoquant ensuite une possible évolution de la Juventus et l’intégration de nouveaux profils, Platini a comparé son époque à la réalité actuelle : «Pour un milieu de terrain comme moi, l’intégration est plus simple : au milieu, on touche mille ballons, tandis qu’en attaque, tout dépend de l’équipe. Mon intégration ? Ce groupe adorait Liam Brady, mais ses coéquipiers ne m’ont jamais fait sentir que je prenais sa place… Reviendrai-je à la Juve ? Non. Reviendrai-je dans le football ? Oui, mais autrement.», a-t-il ajouté.
Sur l’évolution du football mondial, notamment la Coupe du monde élargie à 48 équipes, Platini s’est montré ouvert mais nuancé : «Élargir la compétition est une bonne chose ; cela offre une chance à de nouvelles nations. Je ne sais pas si 48 est le bon chiffre, mais il fallait agir pour des pays comme ceux d’Afrique. Le moment des hymnes, avec les équipes alignées ainsi, reste d’ailleurs très émouvant… Sur le papier, ma France est la plus forte, mais je parierais un euro sur le Portugal…»
Enfin, l’ancien international français a rendu un vibrant hommage à Diego Maradona : «Maradona a davantage marqué les esprits que moi, et il excellait dans deux sports, le football et le basket-ball (sourire). Pour comprendre pourquoi Diego était d’un autre niveau, souvenez-vous qu’on l’a toujours perçu comme un Che Guevara : une vie hors du commun, mais, au fond, un garçon formidable. Un véritable phénomène…».
