Willian Pacho a livré un témoignage bouleversant sur l’un des moments les plus douloureux de sa vie. Le défenseur équatorien du Paris Saint-Germain est revenu sur la disparition de sa mère, survenue quelques heures seulement avant ses débuts professionnels.
À l’époque, Pacho évoluait encore en Équateur. Pour lui permettre de disputer son premier match sans être perturbé, ses proches avaient choisi de lui cacher la terrible nouvelle. Mais après la rencontre, son père et son beau-frère l’attendaient à la sortie du vestiaire. «Lorsqu’ils ont ouvert la porte, mon père et mon beau-frère m’attendaient. […] Ils m’ont annoncé que ma mère était partie. […] J’ai hurlé de douleur comme je n’avais jamais hurlé auparavant. Je ne m’étais jamais senti aussi seul», raconte-t-il dans un témoignage publié par The Players’ Tribune. Sur la route pour rejoindre sa famille, le jeune défenseur a traversé un moment de détresse extrême. Il raconte avoir eu une pensée particulièrement sombre : «Et si je faisais simplement un pas dans le vide ? Tout ça disparaîtrait. […] Maman, je ne veux pas être ici sans toi.»
Des années plus tard, Pacho mesure encore la gravité de cette nuit. «Je remercie Dieu pour eux. Je ne sais pas si j’aurais réellement sauté… Mais rien que cette pensée me fait encore très peur aujourd’hui», confie-t-il. Le défenseur parisien a choisi de raconter cette épreuve pour sensibiliser au deuil et à la santé mentale dans le sport. «Je comprends que raconter cette histoire représente beaucoup de risques pour moi en tant que footballeur, mais je la raconte pour tous les enfants qui ont perdu un parent alors qu’ils étaient encore jeunes. C’est une blessure que seuls nous pouvons comprendre. Une blessure qui ne guérit jamais», explique-t-il.
Luis Enrique, un soutien important au PSG
À Paris, Pacho estime également que Luis Enrique a joué un rôle déterminant dans sa progression. «Luis Enrique a quelque chose de spécial. Une aura, je suppose. Pour moi, il est la clé de tout ce que le PSG a accompli. Et je dis cela en tant qu’homme, pas seulement en tant que footballeur. Il ne parle pas beaucoup, mais quand il le fait, tu sens qu’il te comprend en tant que personne», souligne-t-il. L’entraîneur espagnol aurait notamment contribué à libérer Pacho de la pression liée à son arrivée au PSG. «Pour moi, avec tout ce que j’avais traversé, c’est exactement le type d’entraîneur dont j’avais besoin. Quand je suis arrivé, il m’a dit : “Va à ton rythme. Ne crois pas que tu dois prouver quoi que ce soit simplement parce qu’on t’a recruté. Tu as encore le temps de te développer”. En me donnant du temps, il m’a libéré de toute pression. Et parce qu’il m’a donné ce temps, j’ai explosé», conclut le défenseur équatorien.


