- mai 3, 2026
- Par Firmin assogbo
- 10 h
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Robert Pirès tacle la VAR
La polémique autour de l’arbitrage vidéo refait surface. Dans une interview accordée au journal espagnol AS, Robert Pirès a exprimé une nouvelle fois son opposition ferme à la VAR, en prenant comme exemple le match nul 1-1 entre l’Atlético de Madrid et l’Arsenal FC lors de la demi-finale aller de la Ligue des champions.
L’ancien international français, figure emblématique des Gunners entre 2000 et 2006 (84 buts et 50 passes décisives en 284 matchs), n’a pas mâché ses mots à propos de la gestion arbitrale dirigée par l’officiel néerlandais Danny Makkelie, notamment sur une action litigieuse impliquant Eberechi Eze.
Pirès est revenu sur l’annulation d’un penalty initialement accordé pour une faute sur Eberechi Eze, avant intervention de la VAR : «Que va-t-on faire ? Avec l’arbitrage vidéo, même les arbitres ne savent plus quoi faire : faut-il siffler une main ou non, y a-t-il eu contact avec le ballon ou non… C’est toujours la même chose. Je me souviens de ce que disait Michel Platini : si on mettait en place la VAR, elle tuerait le football. Et je crois que c’est exactement ce qui se passe», a-t-il lancé. «Le problème, c’est que maintenant, les arbitres n’ont plus de pouvoir de décision. Ou alors, s’ils prennent une décision, comme par exemple l’autre jour lorsqu’un penalty a été accordé [à Eberechi Eze], les techniciens de la VAR décident du contraire, et l’arbitre ne sait plus quoi accorder. « Je vais l’accorder, mais l’autre me souffle à l’oreille que j’ai fait une erreur», a-t-il poursuivi.
«Pour moi, il n’a pas commis d’erreur. Je ne sais pas si vous partagez cet avis. Si cela avait été en faveur de l’Atlético de Madrid, j’aurais sifflé penalty. S’il y a faute, il y a faute, vous comprenez ? Nous avons offert une action positive à l’arbitre, mais au final, il s’est trompé. On pourrait en parler pendant des heures sans résoudre le problème», a-t-il ajouté. «On peut parler et pleurer. Oui, on peut pleurer, mais au final, c’était une décision contre Arsenal, qui, mardi, aurait pu être en faveur de l’Atlético de Madrid. Autrement dit, l’inverse. Pourquoi parler de ça ? Pour rien. Au final, c’est toujours la même chose», a-t-il conclu.
Une vision équilibrée du style de jeu des deux équipes
Au-delà de la polémique arbitrale, Pirès a également analysé la rencontre à venir au stade de l’Emirates entre les deux formations. Selon lui, le match retour sera extrêmement serré. «On sait déjà comment jouent l’Atlético de Madrid et Arsenal. Ils sont très défensifs. Et ça peut agacer, mais je pense que c’est une façon de jouer tout à fait valable. Ce n’est pas facile, et les deux équipes le font très bien. On ne peut pas comparer ça avec ce qui s’est passé l’autre jour entre le PSG et le Bayern Munich», a-t-il souligné.
«C’est une autre façon de jouer, et j’aime les deux, car elles sont toutes deux complexes à mettre en pratique sur le terrain. L’Atlético de Madrid sera difficile à battre. Ils sont venus ici en novembre, ont perdu 4-0, et ils savent qu’ils devront beaucoup courir, qu’Arsenal voudra avoir la possession du ballon car ils ont de bons joueurs pour cela, et ce sera un match retour très serré», a-t-il prédit.