- juin 18, 2026
- Par 7buts
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Tunisie : Hervé Renard recadre tout le groupe
Battu lourdement par la Suède (1-5) pour son entrée en lice à la Coupe du monde 2026, la Tunisie se retrouve déjà sous pression avant d’affronter le Japon. La défaite a précipité le départ de Sabri Lamouchi, remplacé en urgence par Hervé Renard.
Le nouveau sélectionneur, Hervé Renard, n’a pas perdu de temps pour remobiliser ses joueurs avec un discours très direct. Face à ses troupes, il a insisté sur la nécessité de réagir immédiatement : «Il faut avancer parce que dans le football, on n’a pas de temps à perdre. Il faut se remobiliser, je sais que c’est dur, on a les jambes lourdes, plus lourdes que d’habitude. Mais quand on est professionnels, il faut savoir rebondir et ceux qu’on doit mettre sur le terrain seront ceux qui sont les plus forts mentalement», a-t-il lancé.
S’il reconnaît la lourdeur du score face à la Suède, le technicien estime que tout n’est pas à jeter : «J’ai regardé votre match et tout n‘est pas à jeter, le score ne reflète pas toujours la physionomie du match. (…) Vous avez fait des éliminatoires où vous n’avez pas encaissé un but. Le problème est qu’il faut se bouger. Je vous ai sentis un peu en retard dans les duels. Vous avez manqué de dynamisme.», a-t-il expliqué.
Renard a également joué la carte émotionnelle, rappelant l’importance du maillot et du soutien des supporters, avant de fixer un objectif clair : se concentrer sur le prochain match contre la Japon. «Il faut être dans les meilleures dispositions possibles pour ce second match. On se focalise sur le Japon, ce qui va venir après, ce n’est pas le problème. Il faut avoir la volonté de retourner les choses, de changer l’état d’esprit. C’est le maillot les gars. Vous savez pertinemment qu’il y a des gens qui ont fait le déplacement ici. Vous savez combien ils ont dépensé pour venir vous supporter? Vous avez déjà entendu ce discours mais c’est la vérité. Vous savez ce qui se passerait si on rentrait au pays aujourd’hui. Tout le monde est en colère et c’est normal. On ne peut pas leur dire qu’ils n’ont pas raison, ils ne peuvent pas avoir tort. C’est la patrie, c’est la nation. Forcément quand on rate cette première marche avec un écart aussi important au score, il y a des gens qui réagissent mal mais il faut l’affronter et être fort pour réagir. On y va parce que c’est une Coupe du monde et il faut se bouger parce que c’est un super tournoi. Quand j’étais devant mon écran – parce que j’ai pris un shoot il y a un mois, vous ne pouvez pas imaginer ce que c’est. Vous avez la chance d’être ici donc, deuxième match, on remet les pendules à l’heure et le mot d’ordre, c’est ensemble. Je ne suis pas là pour faire ce que j’ai envie de faire, je suis là pour faire ce que l’équipe demande de faire», a-t-il conclu.
