- juillet 16, 2026
- Par 7buts
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Tunisie : les révélations choc de Sabri Lamouchi après son départ
Éliminée dès la phase de groupes de la Coupe du monde 2026 après trois défaites en trois matches, la Tunisie a vécu une compétition marquée par de nombreuses tensions en interne. Ancien sélectionneur des Aigles de Carthage, Sabri Lamouchi est revenu sur les raisons de cet échec et sur les événements qui ont précipité son départ, remplacé par Hervé Renard en plein tournoi.
Pour le technicien franco-tunisien, un épisode survenu pendant la préparation a joué un rôle majeur dans la fragilisation du groupe. Entre les matches amicaux contre l’Autriche et la Belgique, une grève des contrôleurs aériens a totalement perturbé l’organisation de la sélection. «Le lendemain du match contre l’Autriche, on devait aller à Bruxelles, mais une grève des contrôleurs aériens a annulé notre vol. On n’avait plus d’hôtel, on a pris le premier disponible. Le matériel médical était parti en bus, les joueurs ne pouvaient plus faire de soins et erraient dans les rues de Vienne parce que l’hôtel était trop petit. Une frustration est alors montée chez les joueurs, qui ont demandé à parler avec le président et le vice-président. Je n’étais pas présent lors de cette réunion, mais très clairement, à ce moment-là, c’est un peu le tournant», a-t-il confié.
«C’est le début de la fin»
L’ancien sélectionneur tunisien a également raconté les circonstances particulières de son éviction, intervenue en pleine compétition. Il explique avoir découvert la situation de manière brutale, après une nuit mouvementée. «Je me suis couché tard, je me réveille très tôt, et je vois 27 appels en absence de ma femme, de mes enfants, d’amis. En fait, il y a eu une communication qui aurait été publiée puis supprimée. À ma surprise générale, le staff vient taper à ma chambre, c’est le début de la fin. (…) Je pars à l’entraînement, certains joueurs viennent me voir et me disent : « On a commencé ensemble, on finit ensemble » Moi je suis venu pour servir mon pays, apporter mon expérience, mon savoir, faire de mon mieux. Je n’ai pas réussi, il n’y a pas de débat. Mais quel est l’entraîneur qui va réussir en si peu de temps de cette manière-là ? « J’en veux aux personnes parce qu’on ne m’a pas dit au revoir. On rentre à l’hôtel, deux heures après, le président et le vice-président m’annoncent qu’il faut qu’on arrête. L’histoire se termine, mais ils ont informé les joueurs 15 minutes plus tôt de l’arrivée de mon successeur qui était déjà dans l’avion. Je me dis “putain, ils ont pas perdu de temps, ça va vite”. Après tu commences à avoir une certaine paranoïa en te disant que peut-être après la Belgique, j’aurais pu ne même pas disputer la Coupe du monde. Je n’ai pas senti dès le départ beaucoup de soutien de la part de la fédération.», a-t-il poursuivi.
