Héros de la Coupe du monde 1998, triple vainqueur de la Ligue des champions comme entraîneur du Real Madrid et désormais sélectionneur de l’équipe de France, Zinédine Zidane a tout connu ou presque. Pourtant, la légende des Bleus a reconnu que sa carrière n’a pas toujours été synonyme de plaisir.
Dans un entretien accordé à So Foot en 2013, l’ancien meneur de jeu est revenu sur une période particulièrement compliquée après le sacre mondial de 1998. «Après la Coupe du monde 98, j’étais complètement à la rue. J’ai voulu profiter de cette victoire, et j’ai mis huit mois à m’en remettre, huit mois pendant lesquels il a fallu travailler physiquement pour revenir à mon meilleur niveau, parce que j’en étais loin à ce moment-là», avait-il confié.
L’ancien numéro 10 des Bleus a également évoqué la fin de son aventure au Real Madrid en tant que joueur, une période qu’il a vécue avec beaucoup de frustration. «Même chose sur la fin : les deux dernières saisons à Madrid, quand on ne gagnait rien, c’était dur, physiquement, je n’y étais plus… Quand je rentrais chez moi et que je n’avais pu aider l’équipe à bien jouer, j’étais anéanti et je mettais beaucoup de temps à m’en remettre. Dans ces moments-là, j’ai souffert… Tu as beau voir, si tu n’es plus là physiquement…», a-t-il poursuivi.
Fort de cette expérience, Zinédine Zidane a adressé un message aux jeunes joueurs, les invitant à ne pas se laisser submerger trop tôt par la pression du haut niveau. «Quand tu es jeune, il faut s’amuser. Avoir la pression d’être le meilleur trop tôt, ce n’est pas sain, ça viendra plus tard. Pour moi, longtemps, le foot, ça a été un truc entre copains, pour s’amuser. Jusqu’à la Juve, en fait. Quand je jouais en France, c’était encore un truc entre potes, même à Bordeaux. Mais en Italie, là, j’ai appris la gagne. Et dans ma carrière, voilà, j’ai gagné, mais parfois, je ne me suis pas amusé.», a-t-il affirmé.


