- avril 27, 2026
- Par Gontrand Dagbeto
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La grosse révélation impliquant Pep Guardiola et Vincent Kompany
Le choix avait surpris, presque dérouté. Pourtant, deux ans plus tard, il apparaît comme un coup de génie. Au Bayern Munich, la nomination de Vincent Kompany en 2024 n’a pas seulement marqué un tournant : elle a redéfini une ère. Et derrière cette décision audacieuse, un nom revient avec insistance : Pep Guardiola.
Max Eberl, directeur sportif du Bayern, l’a reconnu sans détour. Avant de valider l’arrivée de Kompany, le club bavarois a cherché une confirmation auprès de celui qui a façonné le technicien belge durant ses années à Manchester City. «Quand nous avons dû confirmer notre choix, j’ai dit à Kalle [Karl-Heinz Rummenigge, ancien président du Bayern] : “Kalle, tu es très proche de Pep, n’est-ce pas ?” Appelle-le et demande-lui ce qu’il pense de Kompany. Ça a été le tournant», a confié Eberl à la ZDF, évoquant Karl-Heinz Rummenigge. Un simple appel… qui a changé l’histoire récente du Bayern.
Un pari risqué devenu triomphe
À l’époque, le scepticisme était pourtant immense. Kompany sortait d’une relégation avec Burnley et son expérience sur le banc restait limitée. Le Bayern, en quête d’un successeur à Thomas Tuchel, avait d’abord exploré d’autres pistes plus prestigieuses : Julian Nagelsmann, Ralf Rangnick, Oliver Glasner ou encore un retour de Hansi Flick.
«J’ai effectivement eu l’impression qu’il y avait au départ des interrogations et de la surprise lorsque j’ai proposé le nom [de Kompany]. Bien sûr, nous avions essuyé des refus auparavant. Ce n’est un secret pour personne que Julian Nagelsmann était une possibilité, que nous avions discuté avec Ralf Rangnick, que nous avions discuté avec Oliver Glasner. Certains voulaient aussi le retour de Hansi Flick. Inutile de tourner autour du pot à ce sujet. Comme je l’ai déjà dit : Vincent Kompany figurait bien sur notre liste dès le début. Mais, soyons francs, je n’ai pas osé le proposer en premier. Nous avons d’abord contacté des entraîneurs de renom.», a admis Eberl. Mais le pari s’est transformé en réussite éclatante. Depuis son arrivée, Kompany a enchaîné les succès : titres consécutifs de Bundesliga, Supercoupe d’Allemagne, et surtout un retour au sommet européen.
Un Bayern transformé
Aujourd’hui, le Bayern version Kompany impressionne autant par ses résultats que par sa mentalité. Le club est en demi-finale de la Ligue des champions de l’UEFA et disputera également la finale de la Coupe d’Allemagne. Au-delà des trophées, c’est la capacité du technicien belge à gérer les ego et à insuffler une mentalité de conquérant qui séduit. Leon Goretzka a récemment révélé une scène marquante : menés 3-0 à la pause contre Mayence, les Bavarois ont reçu une remontrance musclée… avant de renverser totalement la rencontre.
Kompany lui-même insiste sur cet état d’esprit : «J’ai déjà vécu des moments comme celui-là au cours de ma carrière. J’étais dans ce vestiaire alors que nous étions menés 3-0 à la mi-temps ; on a l’impression que le match est fini. Mais il faut canaliser sa colère, refuser la défaite, puis appuyer sur l’accélérateur et maintenir la pression sur l’adversaire jusqu’à la dernière minute. C’est exactement ce que les gars ont fait.»
Déjà sacré sur la scène nationale, le Bayern vise désormais le graal européen. En demi-finale, les Bavarois affronteront le Paris Saint-Germain dans un choc explosif. En cas de qualification, ils retrouveront en finale soit Arsenal FC, soit Atlético de Madrid. Pour Kompany, l’occasion est immense : prouver qu’il appartient déjà à l’élite mondiale des entraîneurs, seulement quelques années après ses débuts en Championship.