Zidane chez les Bleus, c’est presque fait… mais un obstacle inattendu apparaît

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L’arrivée de Zinedine Zidane à la tête de l’équipe de France semble se rapprocher. Alors que Didier Deschamps devrait quitter son poste après la Coupe du monde 2026, l’ancien numéro 10 des Bleus apparaît comme le grand favori pour lui succéder. Mais sa future rémunération pourrait nécessiter une dérogation en raison d’une nouvelle réforme votée récemment par les parlementaires français.

Le président de la Fédération française de football (FFF), Philippe Diallo, a confirmé que l’annonce du prochain sélectionneur interviendrait rapidement. «J’avais dit que j’attendais la fin de la Coupe du monde pour respecter le travail de Didier et de son équipe. D’ici la fin du mois, nous connaîtrons le nom du successeur de Didier», avait déclaré le dirigeant au micro de beIN Sports avant la petite finale face à l’Angleterre.

Si le nom de Zinedine Zidane semble faire l’unanimité, une question reste à régler : celle de son salaire. Une réforme du sport professionnel français, votée le 8 juillet dernier par l’Assemblée nationale et le Sénat, prévoit désormais un plafond fixé à 450 000 euros annuels pour les revenus des salariés des fédérations. Une limite qui pourrait théoriquement concerner le futur sélectionneur des Bleus. Toutefois, le texte prévoit également la possibilité d’accorder des exceptions pour certains postes jugés stratégiques.

Invités dans l’émission After Foot sur RMC, les sénateurs Laurent Lafon et Michel Savin ont expliqué que le cas du sélectionneur de l’équipe de France pourrait entrer dans ce cadre. «Il y aura la possibilité pour chaque président de fédération de solliciter l’accord du ministre des Sports sur certains postes. Ce n’est pas une question de personnes. On parle de certains postes qui méritent, à la vue de leurs responsabilités et des missions qu’ils doivent accomplir au sein de la Ligue, d’avoir une rémunération au-delà des 450.000 euros», a expliqué Michel Savin.

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«Le ministre n’a pas à choisir le sélectionneur»

Le sénateur a également précisé que le ministre des Sports ne serait pas impliqué dans le choix du sélectionneur. «Le ministre n’a pas à choisir le sélectionneur. Ce n’est pas le ministre qui choisit le sélectionneur! Encore une fois, le président d’une ligue ou d’une fédération va demander au ministre le fait de déroger au plafond de 450.000 euros sur certains postes avec des critères économiques et professionnels. Un directeur général d’une ligue a sûrement un salaire au-dessus des 450.000 euros annuels. Et pas uniquement dans le foot.», a-t-il ajouté.

Pour Laurent Lafon, la comparaison avec les autres grandes nations du football sera un élément déterminant dans l’évaluation du salaire du futur patron des Bleus. «On va dire que pour recruter le sélectionneur de l’équipe de France de football, on regardera combien on paye le sélectionneur de l’équipe d’Espagne, de l’Allemagne, de l’Angleterre… et on verra à peu près où sont les prix du marché. On dira qu’on est au-dessus des 450.000 euros donc pour ce poste-là, et non cette personne-là, on déroge», a-t-il expliqué.

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