En 2003, le Paris Saint-Germain perdait l’un des plus grands talents de son histoire récente. Après deux saisons dans la capitale, Ronaldinho quittait le club pour rejoindre le FC Barcelone contre 32 millions d’euros. Si son immense potentiel ne faisait plus aucun doute après son sacre mondial avec le Brésil en 2002, les raisons de son départ restent encore discutées aujourd’hui.
Arrivé en provenance de Grêmio en 2001, Ronaldinho avait rapidement séduit les supporters parisiens grâce à ses gestes techniques, ses dribbles et ses performances lors des grands rendez-vous, notamment face à l’Olympique de Marseille. Mais son talent était devenu trop important pour un PSG encore en construction, et l’Europe entière voulait s’attacher ses services.
Durant l’été 2003, le club parisien change également de visage avec l’arrivée de Vahid Halilhodžić sur le banc et celle de Pedro Miguel Pauleta en provenance des Girondins de Bordeaux. Dans une interview accordée à ICI Paris, l’ancien attaquant portugais a raconté une discussion surprenante avec son nouvel entraîneur, qui lui aurait expliqué que Ronaldinho était parti à cause d’un problème d’autorité.
«Vahid m’a dit que c’était pour ça qu’il était parti»
«Le soir, Vahid m’appelle dans sa chambre pour parler avec moi. J’arrive et il commence à me menacer partout. La première fois qu’il parle avec moi : “Mais tu te prends pour qui ? Ici le boss au PSG, c’est moi, ce n’est pas toi. Ronaldinho c’était pareil, c’est pour ça qu’il est parti.”», raconte Pauleta. L’ancien buteur parisien explique avoir été très surpris par cette première rencontre avec son entraîneur, au point d’avoir envisagé un départ immédiat. «Le mec il a tout fait pour que je vienne, il m’a appelé 50 fois pour que je vienne à Paris. Je suis sorti de la chambre, j’ai appelé mon agent, je voulais retourner à Bordeaux, je ne voulais pas rester ici», confie-t-il.
Selon Pauleta, Vahid Halilhodžić voulait avant tout éviter qu’un nouveau joueur prenne trop d’importance dans le vestiaire parisien. «Il ne voulait pas qu’un autre Ronaldinho arrive au PSG, qui pense qu’il va faire ce qu’il veut. Et c’est totalement l’inverse, moi ce n’est pas ma façon d’être dans la vie ni dans le football. Mais bon il voulait s’imposer tout de suite, dès notre première conversation», ajoute l’ancien international portugais.


