Quelques semaines après avoir quitté le Real Madrid, Xabi Alonso est prêt à ouvrir un nouveau chapitre de sa carrière. Le technicien espagnol s’apprête à prendre les commandes de Chelsea, où il espère relancer un projet ambitieux à Stamford Bridge. Avant ses débuts avec les Blues, l’ancien milieu de terrain s’est confié à The Athletic sur son passage à Madrid, les enseignements qu’il en tire et les raisons qui l’ont convaincu de rejoindre le club londonien.
«J’ai tourné la page»
Xabi Alonso assure avoir rapidement laissé derrière lui son aventure au Real Madrid. Après avoir pris le temps de récupérer physiquement et mentalement, il affirme aborder ce nouveau défi avec beaucoup d’enthousiasme. «Heureusement, je n’ai pas gardé beaucoup de séquelles de ma carrière. Bon, j’en ai une, mais elle guérit. Maintenant qu’elle est guérie, je suis très motivé et déterminé à savourer ce nouveau chapitre (à Chelsea) autant que je l’ai fait à mes débuts à Madrid», a-t-il assuré.
«J’ai été très autocritique»
L’ancien entraîneur madrilène reconnaît que son passage au Santiago-Bernabéu ne s’est pas déroulé comme il l’espérait. Il explique avoir longuement analysé cette expérience afin d’en tirer les meilleures leçons. «Avec le recul, je retiens les points positifs et j’analyse ce qui n’a pas fonctionné. J’ai été très autocritique, réfléchissant à ce que j’aurais pu faire de mieux, car les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. On apprend de ses déceptions et on essaie de croire que les choses vont s’améliorer.», a-t-il reconnu. Pour lui, cette période lui a permis de progresser autant dans la gestion d’un groupe que sur le plan tactique. «(Du côté des aspects positifs), il y a eu de nombreuses expériences, l’adaptation que j’ai dû faire, certaines choses qui ont fonctionné et d’autres qui n’ont pas fonctionné, tant au niveau du jeu que de la gestion des personnes. C’est un mélange de tout.», a-t-il analysé.
Une pause nécessaire avant Chelsea
Avant de reprendre du service, Xabi Alonso a volontairement pris du recul avec le football afin de retrouver toute son énergie. «Surtout pour me ressourcer, car l’énergie dont on a besoin en tant qu’entraîneur… il faut être plein d’énergie pour pouvoir la transmettre aux autres. C’est primordial de transmettre cette passion, cet enthousiasme pour le jeu à chaque entraînement, dans chaque plan de match. J’ai consacré ce temps principalement à cela. Je n’ai pas beaucoup regardé de football… Il s’agissait surtout de moi, de ressentir les choses.», a-t-il ajouté.
Pourquoi Chelsea ?
L’ancien international espagnol révèle que le projet présenté par les dirigeants de Chelsea a été l’élément décisif dans son choix. «C’était lié au projet, car j’avais un regard extérieur sur Chelsea. Je voyais les points positifs, mais aussi mes points faibles. Je les ai donc abordés. Pour le club, les directeurs sportifs… c’est un processus qui a connu des réussites et d’autres qu’ils souhaitent corriger. Le plus important, c’est que nous ayons fait la même analyse. Si nous avions eu des points de vue différents, le point de départ n’aurait probablement pas été le bon. Jusqu’à présent, nous prenons les bonnes décisions.», a-t-il révélé.
Guardiola, un modèle pour sa carrière
Enfin, Xabi Alonso a évoqué l’influence déterminante de Pep Guardiola durant leur collaboration au Bayern Munich. Une période qui a façonné sa vision du métier d’entraîneur. «Nous étions très proches. J’étais très curieux. J’étais à un stade de ma carrière où je pouvais aller le voir dans son bureau et lui demander : “Pep, pourquoi fait-on ça ? Quelle est la stratégie ?” À 20 ans, je n’aurais peut-être pas eu l’assurance nécessaire pour aller voir l’entraîneur et lui poser ces questions. Mais à ce moment-là, compte tenu de la confiance que nous avions, je n’avais pas le choix.», a-t-il conclu.



