Les controverses continuent de s’accumuler autour de Gianni Infantino. Alors que le président de la FIFA fait déjà face à de nombreuses critiques concernant sa gouvernance, une nouvelle affaire secoue le football mondial. Selon des révélations du Times, le dirigeant italo-suisse aurait promis au Maroc d’accueillir la finale de la Coupe du monde 2030 en échange d’un soutien à sa réélection.
D’après le quotidien britannique, «Gianni Infantino aurait assuré aux autorités marocaines que la finale du Mondial 2030 se jouerait à Casablanca si le royaume soutenait sa candidature pour un troisième mandat à la présidence de la FIFA. Pour être réélu lors du Congrès prévu en 2027, il devra obtenir la majorité des voix des 211 fédérations membres». Le journal affirme que «cette promesse aurait renforcé les liens entre le président de la FIFA et le Maroc, qui accueillera justement le prochain Congrès de l’instance à Rabat, où se déroulera l’élection présidentielle».
La FIFA dément catégoriquement
Face à ces accusations, la FIFA a rapidement publié une mise au point, rejetant toute idée d’un accord politique autour de la finale du Mondial. «Il est faux et trompeur d’affirmer que le président de la FIFA a fait des promesses concernant la tenue de la finale de la Coupe du monde 2030. La décision sera prise par la FIFA en temps voulu», a déclaré un porte-parole de l’organisation. À ce stade, aucune preuve publique n’a été présentée pour confirmer les accusations rapportées par le Times, et la FIFA les conteste officiellement.
Le stade Hassan II au cœur des spéculations
Le Maroc nourrit depuis plusieurs années l’ambition d’accueillir la finale de la Coupe du monde 2030. Le pays construit actuellement le stade Hassan II de Casablanca, une enceinte de 115 000 places dont la livraison est prévue en 2028. Ce projet constitue l’un des principaux arguments marocains pour accueillir le match le plus prestigieux du tournoi. De son côté, l’Espagne espère également voir le Santiago Bernabéu retenu pour la finale, ce qui alimente les spéculations autour du futur choix de la FIFA. La Coupe du monde 2030 sera organisée conjointement par le Portugal, l’Espagne et le Maroc, tandis que trois rencontres symboliques se dérouleront en Uruguay, en Argentine et au Paraguay afin de célébrer le centenaire de la compétition.
Une pression toujours plus forte sur Infantino
Cette nouvelle affaire intervient dans un contexte particulièrement tendu pour Gianni Infantino. Son projet de faire entrer des investisseurs privés dans les droits commerciaux de la Coupe du monde a récemment provoqué une vive contestation au sein du football mondial. Plusieurs dirigeants et anciennes figures du football ont publiquement remis en cause sa gouvernance. Parmi eux, Luis Figo a réclamé son départ, tandis que d’autres voix influentes ont critiqué la gestion actuelle de la FIFA.
Malgré ces attaques, Gianni Infantino conserve, pour l’heure, le soutien officiel de la FIFA, qui a récemment réaffirmé sa confiance envers son président lors d’une réunion organisée à Rabat. Les accusations concernant le Mondial 2030 ajoutent toutefois une nouvelle pression sur le dirigeant, à l’approche de l’élection présidentielle de 2027.


