Après plus de deux décennies au plus haut niveau, Gianluigi Buffon a croisé la route de nombreuses légendes du football. Le mythique gardien italien conserve d’ailleurs plusieurs maillots précieux, mais il regrette particulièrement de ne pas avoir gardé celui de Zinedine Zidane.
Dans une interview accordée à Tuttosport, Buffon a évoqué sa collection de souvenirs. «J’ai celui de Cristiano Ronaldo du jour où il a marqué ce retourné acrobatique contre moi, et celui de Messi de la finale de Berlin. J’ai aussi celui de Raul du Real Madrid et celui de Weah de l’AC Milan», raconte-t-il. Mais un maillot manque à l’appel, celui de Zidane. Buffon se souvient l’avoir obtenu après une rencontre entre Parme et la Juventus en 1996. «Je l’avais après un match entre Parme et la Juventus en 1996, mais il n’était pas encore très connu. Un ami de la Juventus me l’a demandé et je le lui ai donné… Je le regrette un peu», reconnaît-il avec nostalgie.
Cristiano Ronaldo, un véritable cauchemar
Buffon a également raconté ce qu’il ressentait lorsqu’il devait affronter Cristiano Ronaldo. Le Portugais faisait partie des rares joueurs capables de perturber profondément le légendaire gardien italien. «Il a marqué à chaque match contre moi, sauf celui où j’ai été expulsé et où il a transformé le penalty. Il m’empêchait de dormir tranquille la nuit précédente», révèle Buffon. L’ancien portier de la Juventus poursuit, admiratif : «Il avait une férocité, une malice et une vitesse dans les cinq derniers mètres que je n’avais jamais vues chez personne. C’était une bête dans la surface, un vrai tueur.»
Concernant Ronaldo Nazario, Buffon estime que le Brésilien aurait pu laisser une empreinte encore plus importante sans ses graves blessures. «Ronaldo, le phénomène, a été le protagoniste d’un football qui a radicalement changé depuis. CR7 est incomparable et inégalable dans sa capacité à se transformer et à se perfectionner au fil des années. Il a également connu une longue carrière et des statistiques impressionnantes. Le Brésilien a été malchanceux de subir une blessure qui l’a handicapé par la suite. S’il avait été au sommet de son art pendant 20 ans…»
Malgré les nombreux duels, Buffon refuse toutefois de parler de véritables rivalités. «C’était un adversaire, pas un rival. J’ai reconnu en lui un esprit sportif extraordinaire et une sérénité déconcertante face aux événements, ainsi qu’une classe jamais vue sur aucun terrain à cette époque. Il avait tout pour se faire adorer de tous, et surtout de ses adversaires.»


