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«C’est ce qui a déclenché l’incident», lourdes accusations contre Jude Bellingham

La rencontre entre l’Angleterre et le Ghana a offert bien plus qu’un simple match nul et vierge (0-0). Au Gillette Stadium de Foxborough, la rencontre a été marquée par une intense tension sur et en dehors du terrain, avec un échange particulièrement houleux entre Carlos Queiroz et Jude Bellingham. Un incident qui a rapidement pris de l’ampleur, impliquant également Harry Kane et Thomas Tuchel.

Sur le terrain, la partie a été fermée, rugueuse et marquée par de nombreux duels. Le Ghana a tout de même réussi à accrocher un point précieux, confirmant sa solidité après son succès lors de la première journée. Mais l’action la plus commentée survient juste avant la pause, lorsque Bellingham est sanctionné pour un tacle appuyé sur Jérôme Opoku, à proximité immédiate du banc ghanéen, déclenchant la vive réaction de Carlos Queiroz.

Le sélectionneur portugais n’a pas mâché ses mots après la rencontre : «Il a mal réagi, en proférant des injures, et c’est ce qui a déclenché l’incident. Mon intention était de lui dire de se calmer après ce tacle. Cela aurait pu valoir un deuxième carton jaune, puis un carton rouge, car il a taclé mon joueur crampons en avant. Ce n’était rien d’extraordinaire. C’était juste un moment d’émotion, un moment où il a prononcé un mot qui ne figure pas dans le livre de la vie, qui aurait pu mettre le feu aux poudres, mais immédiatement, en professionnels, nous avons reculé. Le football est pour les courageux, pas pour ceux qui dansent», a-t-il déclaré en conférence de presse.

Tuchel calme le jeu et défend Bellingham

Des propos qui ont immédiatement fait réagir le camp anglais. De son côté, Thomas Tuchel a tenu à désamorcer la polémique, appelant au calme et à la mesure : «Je pense que c’est normal. Il y a eu un échange d’émotions, et Jude s’est défendu, ainsi que l’équipe. Il n’y a aucun problème avec ça. Nous sommes restés très calmes à la mi-temps. Nous savions que les émotions font partie du jeu, mais nous ne voulions pas nous laisser distraire et nous laisser entraîner dans des choses qui ne nous aident pas.»

Harry Kane répond à Queiroz

Mais la polémique ne s’est pas arrêtée là. Carlos Queiroz a ensuite affirmé que le Ghana «avait rattrapé l’Angleterre à la mi-temps, tant physiquement que mentalement». Une analyse immédiatement contestée par Harry Kane. Au micro de talkSPORT, le capitaine anglais a livré une réponse sèche mais mesurée : «Je n’en suis pas si sûr. Je ne sais pas ce qu’il voulait dire. Franchement, tout le monde était assez calme à la mi-temps. Il nous fallait juste être un peu plus patients et faire circuler le ballon plus rapidement. Contre ces équipes, elles font tout pour ralentir le jeu, commettre des fautes, gagner du temps…»

Avant d’ajouter : «C’est comme ça. Nous avons déjà affronté des adversaires redoutables de ce calibre, en club comme en sélection. On ne peut pas leur en vouloir, c’est simplement leur niveau, mais ils ont mérité ce point. Maintenant, il faut se concentrer sur la suite et espérer terminer la phase de groupes par une victoire [contre le Panama] samedi», a-t-il conclu.

7buts

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