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Cristiano Ronaldo : les confidences impressionnantes d’un ancien dirigeant portugais

À quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, l’ancien dirigeant de la Fédération portugaise de football Carlos Godinho a livré une analyse lucide des chances du Portugal, tout en rendant un hommage appuyé à la légende nationale Cristiano Ronaldo, qu’il accompagne depuis les débuts de sa carrière internationale.

Dans un entretien accordé à l’agence Lusa, l’ancien dirigeant a insisté sur la difficulté particulière de ce Mondial organisé entre les États-Unis, le Canada et le Mexique. Selon lui, les conditions logistiques et physiques pourraient jouer un rôle déterminant. «La Coupe du monde sera difficile, tant à cause des matchs que de la fatigue qu’ils engendreront. Le changement de continent est un désavantage, comme ce sera le cas pour les autres pays sur d’autres continents. Les équipes les plus fortes comptent des joueurs engagés dans les grands championnats de clubs et arrivent fatigués, ce qui est aggravé par les longs déplacements, les changements de calendrier et le climat, autant de facteurs qui influencent les performances. Une préparation minutieuse est indispensable ; il est beaucoup plus difficile de jouer aux États-Unis qu’en Allemagne», a-t-il expliqué.

Le Portugal, ambitieux mais pas favori

Malgré la qualité de l’effectif portugais, Godinho refuse tout excès de confiance. S’il reconnaît les progrès de la sélection, il rappelle que le statut de favori ne s’accorde pas facilement dans une Coupe du monde. «Nous sommes un petit pays confronté à des difficultés, mais nous avons d’excellents joueurs et entraîneurs, et un jour, cela arrivera. Le Portugal a tous les atouts pour y parvenir, mais cela dépend de nombreux facteurs qui influencent la performance. Nous verrons comment nous aborderons les premiers matchs et si, au fil de la compétition, nous devenons favoris. C’est une Coupe du monde difficile, et ce sont les petits détails qui feront la différence», a-t-il déclaré avec conviction.

Le premier rendez-vous face à la République démocratique du Congo, le 17 juin à Houston, pourrait déjà orienter le parcours portugais. «Le premier match est toujours crucial. En 2002, nous avons perdu contre les États-Unis lors de ce premier match, et ce fut difficile. En 2006, nous avons battu l’Angola, mais le premier match a un impact, car il peut créer une dynamique positive. Tout dépend de l’état d’esprit, de la fatigue et de la mentalité, mais je suis convaincu qu’avec les joueurs et les capacités d’organisation, nous pouvons y arriver. Cependant, il est prématuré de dire que nous allons gagner», a rappelé Godinho après près de cinquante ans passés au sein de la Fédération portugaise.

Cristiano Ronaldo, fil conducteur d’une génération

Au cœur de cette réflexion, Godinho n’a pas manqué d’évoquer Cristiano Ronaldo, qu’il a vu grandir au sein de la sélection portugaise. Présent lors de ses débuts internationaux à seulement 18 ans, il se souvient d’un joueur déjà hors norme, mais surtout entouré de figures majeures du football portugais. «Travailler avec Cristiano n’a pas été difficile. Ronaldo a fait ses débuts à 18 ans en jouant pour le Kazakhstan à Chaves, mais il a pu compter sur un groupe de joueurs comme Fernando Couto, Figo et Rui Costa, entre autres, qui l’ont beaucoup aidé à comprendre l’importance du lieu où il se trouvait», raconte-t-il.

Très vite, le jeune attaquant a assimilé les codes du haut niveau, porté par un environnement d’exception. «Il était déjà extraordinaire à cet âge-là, mais il a beaucoup appris des joueurs plus âgés. Je me souviens même qu’ils lui montraient de petits gestes et actions, et il a rapidement assimilé la mentalité de gagnant. Il a intégré un groupe de joueurs expérimentés et extrêmement talentueux», ajoute Godinho.

Le rêve ultime avant la retraite

À 41 ans, Cristiano Ronaldo s’apprête à disputer une sixième Coupe du monde, un record absolu qui illustre une longévité exceptionnelle. Mais un objectif majeur lui échappe encore : soulever le trophée suprême avec le Portugal. Godinho espère que cette dernière quête pourra se conclure en apothéose. «Espérons qu’il soit en état de prendre sa retraite – je ne sais pas quand, mais le corps n’est pas éternel – avec un titre de cette envergure. Mais il faut bien comprendre que ce ne sera pas facile pour le Portugal et les autres équipes européennes. Jouant dans trois pays, avec des joueurs aguerris, ceux qui sont là doivent savoir gérer ces difficultés, d’autant plus que c’est loin», confie-t-il. Le Portugal débutera son aventure dans le groupe K face à la République démocratique du Congo avant d’affronter l’Ouzbékistan puis la Colombie.

7buts

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