Deschamps et la FFF : les révélations choc sur sa fin de règne avec les Bleus

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Le départ de Didier Deschamps à la tête de l’équipe de France était annoncé depuis janvier 2025. Pourtant, selon François Vignolle, co-auteur du livre Des étoiles dans leurs yeux, la fin de son aventure avec les Bleus a été beaucoup plus difficile que prévu, notamment dans ses relations avec la FFF.

En annonçant son départ après la Coupe du monde 2026, Deschamps pensait notamment permettre à la Fédération de préparer sereinement sa succession. «Quand Didier Deschamps annonce qu’il va quitter les Bleus après la Coupe du Monde 2026, il prend tout monde de surprise. Nous sommes le 6 janvier 2025, il accompagne Brigitte Macron sur le plateau de TF1 pour la campagne des pièces jaunes. Philippe Diallo nous le dit de manière un peu détournée. Il a été surpris par cette déclaration. Mais Didier Deschamps se soulage, soulage aussi sa fédération en disant : « Ça y est, je m’en vais ». Et en fait Il sait qu’il va éteindre toutes les polémiques sur qui va le remplacer et qui pourrait parasiter la fin de son mandat et surtout la préparation de son équipe», explique François Vignolle dans Paris Match.

Mais cette décision aurait finalement donné au sélectionneur le sentiment que la Fédération était déjà tournée vers son successeur, Zinedine Zidane. «Donc là-dessus, je pense qu’il part un peu plus léger et surtout il enlève une écharde du pied de Diallo sur sa communication. C’est quand même beaucoup plus facile pour ce dernier de discuter ensuite avec Zinédine Zidane, qui est le sélectionneur qui est désiré par l’opinion publique. Par contre, aux États-Unis, il ne se sentira pas soutenu, il a l’impression que la fédération française est déjà passée à Zinédine Zidane. Il y avait comme un mur de Boston, entre le Four Seasons Hotel et les équipes de Diallo. Didier Deschamps est quelqu’un de très sensible, paradoxalement. Sa déclaration sur M6 : « c’était devenu irrespirable », s’appliquait aussi à la FFF», affirme-t-il.

La tension aurait atteint son sommet après l’élimination des Bleus face à l’Espagne. Habituellement très mesuré, Deschamps avait alors remis en question l’arbitrage de la demi-finale. «Je pose une question et je ne vais pas y répondre : « Est-ce que l’arbitre a le niveau pour arbitrer une demi-finale de Coupe du monde ? » (…) Et ce n’est pas parce qu’on a perdu que je dis ça, mais il y a eu certaines situations… Souvent en notre défaveur aussi», avait-il lâché. Pour François Vignolle, cette sortie était particulièrement inhabituelle. «C’est Philippe Sanfourche (coauteur du livre) qui a trouvé ce parallèle très juste. C’est un peu son coup de boule façon Zidane, toutes proportions gardées bien sûr, mais c’était un moment irrationnel, où il contrôlait moins les choses. Lui, qui a toujours été dans le contrôle, beaucoup dans la langue de bois. Il fait ici du hors-piste et malheureusement, il chute, car on ne peut pas dire que l’arbitre ait fait un mauvais match. D’ailleurs en conférence de presse, il se reprendra. Il est suffisamment intelligent pour comprendre que ça a été une bouillie de football, une faillite totale, que c’est la dernière image que l’on gardera de lui. Quand il répond aux premières questions, il y a tout ça qui remonte. Et lui qui a toujours été dans le contrôle, il fait une petite sortie de route», conclut François Vignolle.

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