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Diogo Dalot avoue : «Après Cristiano Ronaldo, je ne vois plus…»

Dans une lettre ouverte publiée sur The Players’ Tribune, Diogo Dalot ne s’est pas uniquement exprimé sur la disparition tragique de son compatriote. Le défenseur de Manchester United y consacre également plusieurs passages marquants à Cristiano Ronaldo, qu’il décrit comme une figure déterminante de sa progression, tant sur le plan sportif que personnel. À travers un récit intime, l’international portugais revient sur ses premières années en sélection et sur l’influence constante du capitaine de la Seleção, qu’il considère comme un modèle d’exigence absolue.

Dalot raconte notamment un échange qui a marqué un tournant dans son parcours professionnel : un message envoyé par Cristiano Ronaldo alors qu’il était encore jeune joueur. «Un jour, j’ai reçu un message de Cristiano. “Gamin, reste. Je retourne à Manchester.” Il m’a dit que United était le meilleur club du monde. Que nous retrouverions les sommets si nous réglions quelques détails. Qu’il m’aiderait. Et que nous jouerions de nombreux matchs ensemble. J’en ai parlé à mon agent. J’en ai parlé à Claudia… C’est à cette époque, aux côtés de Cristiano, que j’ai vraiment commencé à progresser, en tant que joueur et en tant que personne. Je ne compte plus le nombre de ses prédictions qui se sont réalisées, car il sait exactement ce qu’il faut pour atteindre le sommet. Si quelqu’un ratait une série à la salle de sport, il le remarquait. Nous avions un attaquant qui avait fait une excellente première saison avec nous, mais Cristiano disait : “Il ne réussira pas à s’imposer ici”», a-t-il expliqué.

Le défenseur portugais décrit également un joueur capable de basculer en quelques secondes entre sérénité et tension extrême, même après avoir tout gagné. «Une autre fois, nous déjeunions avant un match de phase de groupes de Ligue des Champions contre les Young Boys, et il m’a dit : « Je suis très nerveux. » Il avait déjà remporté cinq titres dans cette compétition. Mais il rêvait d’en gagner un sixième. Honnêtement, j’ai cru qu’il plaisantait. Puis j’ai baissé les yeux : sa jambe droite tremblait sous la table. Il pouvait assimiler n’importe quelle situation en trois heures. Une fois, il était sur le banc à Manchester United et il n’a pas su gérer la situation. Il était furieux, il criait, il jurait. Je lui ai demandé : « Cris, ça va ? » Il a répondu : « Laisse-moi trois heures »», a-t-il poursuivi.

Au-delà des anecdotes, Dalot s’interroge sur la légitimité des débats entourant la présence de Ronaldo en sélection nationale, malgré son âge avancé. «Pour moi, il est complètement absurde que l’on puisse se demander s’il a sa place en Coupe du Monde. Court-il encore comme à 22 ans ? Non. Marque-t-il quasiment un but par match ? Oui. Améliore-t-il le jeu de ses coéquipiers ? Oui. Il a 41 ans… Il n’a pas besoin d’être là, à jouer avec des joueurs qui pourraient être ses fils. Mais il est toujours là. Et chaque fois qu’on lui parle, on en ressort un peu plus sage. Après avoir rencontré Cristiano, mon objectif n’était plus seulement de travailler le plus dur possible. Je voulais maintenant rester au meilleur de ma forme, mentalement et physiquement», a-t-il conclu.

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