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«Il tremblait sous la table», les révélations étonnantes de Dalot sur Cristiano Ronaldo

Dans une longue lettre ouverte publiée sur The Players’ Tribune, Diogo Dalot s’est livré avec une rare intensité émotionnelle. Le joueur de Manchester United y raconte à la fois la douleur provoquée par la disparition de son coéquipier en sélection Diogo Jota et l’influence déterminante de sur sa carrière et sa mentalité.

Dalot revient d’abord sur le moment précis où il a appris la mort de Diogo Jota, une annonce qu’il décrit comme irréelle et dévastatrice. «Quand nous avons perdu Diogo Jota l’été dernier, j’ai refusé d’y croire. Je m’entraînais seul au Portugal quand j’ai pris mon téléphone et j’ai vu une dizaine de messages de Cláudia. J’ai appelé Bruno. J’ai envoyé des messages à tous ceux qui pourraient avoir des informations. Même après la confirmation de son décès, cela me paraissait trop cruel pour être vrai. Quelques semaines auparavant, nous avions fêté ensemble notre victoire en Ligue des Nations. Je le voyais encore à mes côtés. Soulevant le trophée. Dansant sous une pluie de confettis», écrit-il.

Un vestiaire marqué par le vide

Dans la suite de son témoignage, Dalot décrit l’absence laissée par Jota au sein du groupe portugais, jusque dans les détails les plus simples du quotidien. «Je venais de me marier. J’avais trois enfants merveilleux. À 28 ans, j’avais encore tellement à offrir. Être son coéquipier était un honneur. Je me souviens d’une des premières fois où nous étions ensemble sur le banc de l’équipe nationale, à regarder le match. Une touche a été accordée à l’équipe adverse. Soudain, Diogo s’est levé du banc, a couru vers la ligne de touche et a commencé à protester auprès du quatrième arbitre. Quand le cercueil a quitté l’église et que j’ai vu la souffrance de sa femme, j’ai eu le cœur brisé. Dans le bus de l’équipe nationale, Diogo s’asseyait toujours à côté de Rúben Neves, son meilleur ami. Mais ensuite, ce siège était vide. Rúben était seul, et on voyait bien qu’il était désemparé. Aucun de nous ne savait. Je crois que tout ce qu’il nous reste à faire, c’est poursuivre son rêve. Il voulait désespérément voir le Portugal devenir champion du monde. Nous n’allons pas seulement nous battre pour notre pays. Nous allons nous battre pour», raconte-t-il.

Cristiano Ronaldo, une influence permanente

Dans une autre partie de sa lettre, Diogo Dalot revient longuement sur l’impact de Cristiano Ronaldo dans son parcours, aussi bien sur le terrain qu’en dehors. Il se souvient notamment d’un message marquant reçu au début de sa carrière. «Un jour, j’ai reçu un message de Cristiano. “Gamin, reste. Je retourne à Manchester.” Il m’a dit que United était le meilleur club du monde. Que nous retrouverions les sommets si nous réglions quelques détails. Qu’il m’aiderait. Et que nous jouerions de nombreux matchs ensemble. J’en ai parlé à mon agent. J’en ai parlé à Claudia… C’est à cette époque, aux côtés de Cristiano, que j’ai vraiment commencé à progresser, en tant que joueur et en tant que personne. Je ne compte plus le nombre de ses prédictions qui se sont réalisées, car il sait exactement ce qu’il faut pour atteindre le sommet. Si quelqu’un ratait une série à la salle de sport, il le remarquait. Nous avions un attaquant qui avait fait une excellente première saison avec nous, mais Cristiano disait : “Il ne réussira pas à s’imposer ici”», raconte-t-il.

L’exigence d’un champion hors norme

Dalot évoque également plusieurs anecdotes illustrant l’intensité mentale de Ronaldo, même après des années de succès. Il raconte notamment une scène avant un match de Ligue des Champions : «Une autre fois, nous déjeunions avant un match de phase de groupes de Ligue des Champions contre les Young Boys, et il m’a dit : « Je suis très nerveux. » Il avait déjà remporté cinq titres dans cette compétition. Mais il rêvait d’en gagner un sixième. Honnêtement, j’ai cru qu’il plaisantait. Puis j’ai baissé les yeux : sa jambe droite tremblait sous la table. Il pouvait assimiler n’importe quelle situation en trois heures. Une fois, il était sur le banc à Manchester United et il n’a pas su gérer la situation. Il était furieux, il criait, il jurait. Je lui ai demandé : « Cris, ça va ? » Il a répondu : « Laisse-moi trois heures »», insiste-t-il.

Enfin, Diogo Dalot conclut son hommage en soulignant l’impact durable de Cristiano Ronaldo sur sa vision du haut niveau. «Pour moi, il est complètement absurde que l’on puisse se demander s’il a sa place en Coupe du Monde. Court-il encore comme à 22 ans ? Non. Marque-t-il quasiment un but par match ? Oui. Améliore-t-il le jeu de ses coéquipiers ? Oui. Il a 41 ans… Il n’a pas besoin d’être là, à jouer avec des joueurs qui pourraient être ses fils. Mais il est toujours là. Et chaque fois qu’on lui parle, on en ressort un peu plus sage. Après avoir rencontré Cristiano, mon objectif n’était plus seulement de travailler le plus dur possible. Je voulais maintenant rester au meilleur de ma forme, mentalement et physiquement», résume-t-il.

7buts

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