- juillet 17, 2026
- Par 7buts
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EdF : Zinedine Zidane averti par un ancien coéquipier
Éliminée en demi-finale de la Coupe du monde 2026 par l’Espagne, l’équipe de France va désormais entrer dans une nouvelle ère. Après quatorze années à la tête des Bleus, Didier Deschamps quittera son poste à l’issue de la compétition, et Zinedine Zidane prendra le relais comme nouveau sélectionneur. Alors que l’ancien entraîneur du Real Madrid s’apprête à débuter sa mission, Alain Boghossian estime que sa priorité sera claire : relancer une sélection française déçue après son échec face à l’Espagne.
Didier Deschamps avait annoncé dès janvier 2025 qu’il ne prolongerait pas son aventure avec les Bleus. Son dernier match sera donc la petite finale contre l’Angleterre samedi. Derrière lui, Zidane devra rapidement imposer sa vision après une longue période marquée par les méthodes de son prédécesseur. Interrogé par Le Parisien, Alain Boghossian, ancien international français et coéquipier de Zidane et Deschamps lors du sacre mondial de 1998, a expliqué la mission qui attend le futur sélectionneur.
«Il va devoir faire rebondir les Bleus après cet échec. Car, oui, c’est un petit échec, même si la FFF avait annoncé que l’objectif était la demi-finale. Je peux vous assurer que les joueurs comme le staff avaient cette troisième étoile en tête, et tout le monde s’est imaginé pouvoir aller chercher cette Coupe. Zinédine va pouvoir reprendre ce que Didier a fait de bien et le perfectionner. Il y a une base de joueurs et un potentiel énorme qu’il faut mettre au service d’un collectif. Là, on se fait manger dans ce domaine par l’Espagne. Il faut trouver le moyen d’être plus solides et mieux armés au milieu. Offensivement, il va aussi falloir être plus fluide», a-t-il déclaré.
Boghossian défend Deschamps mais regrette certains choix
Malgré l’élimination, Alain Boghossian a tenu à saluer le travail réalisé par Didier Deschamps depuis 2012. «Didier, je ne lui en veux pas, quand je vois tout ce qu’il a fait pour les Bleus et son bilan avec cette équipe. Là, il n’a, entre guillemets, rien tenté parce que ses changements ont été poste pour poste à chaque fois. Quand vous perdez et que, pendant soixante minutes, il ne s’est pas passé grand-chose, peut-être faut-il changer d’approche. Mateta aurait pu entrer, et on aurait pu avoir un jeu plus direct, avec un attaquant grand comme l’était Olivier Giroud, pour tenter de les perturber. On aurait pu faire glisser Mbappé derrière lui alors. Est-ce qu’il fallait faire entrer Cherki plus tôt ? C’est aussi de sa faute, parce que sur les matchs précédents, il n’a pas donné les assurances nécessaires. Le regret, c’est de ne pas avoir vu Warren Zaïre-Emery plus souvent, quand on voit ce qu’il a montré avec les quatre miettes qu’il a eues contre le Maroc. Là, on n’a pas tenté de choses. On est morts avec nos idées», a-t-il confié.
