FIFA : un proche de Donald Trump menace les opposants à Infantino avec une déclaration choc

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La bataille autour de l’avenir de Gianni Infantino à la présidence de la FIFA prend une nouvelle tournure. Andrew Giuliani, responsable du groupe de travail mis en place par Donald Trump pour préparer la Coupe du monde, a pris publiquement la défense du dirigeant italo-suisse et n’a pas hésité à s’en prendre ouvertement à ceux qui envisageraient de voter contre lui.

«C’est de la politique»

Dans une longue interview accordée à The Athletic, Giuliani a balayé les critiques visant Infantino et notamment les controverses liées au projet FIFA Forward Enterprise (FFE). Pour Andrew Giuliani, les attaques contre Gianni Infantino relèvent avant tout de considérations politiques. «C’est de la politique. J’ai déjà vu ça. Je l’ai vu se produire lorsqu’ils ont persécuté le président Donald Trump, pour des raisons politiques. Je l’ai vu se produire lorsqu’ils ont persécuté d’autres personnes. Les gens sont envieux quand d’autres accomplissent de grandes choses. Et ce que Gianni Infantino a fait pour la FIFA, c’est l’amener à un tout autre niveau, ce qu’ils pensaient probablement impossible», a-t-il déclaré.

«L’une des décisions les plus stupides de sa carrière»

Giuliani s’est montré particulièrement virulent à l’égard des dirigeants qui pourraient refuser de soutenir une nouvelle candidature d’Infantino. «Il ne faut pas oublier que c’était la première Coupe du monde organisée par Gianni Infantino, n’est-ce pas ? Il a hérité des Coupes du monde en Russie et au Qatar, et il a fait du bon travail dans les deux cas, mais c’était sa première. C’est sa vision mise en pratique. Ce que je dis à tout président de confédération ou de fédération membre qui envisage de ne pas voter pour Gianni Infantino, c’est que ce serait probablement l’une des décisions les plus stupides de sa carrière», a-t-il lancé. Il a ensuite évoqué la Coupe du monde organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, dont il considère le bilan comme exceptionnel. «Ce type vient tout juste d’organiser le plus grand événement sportif mondial de tous les temps, sans le moindre incident, garantissant des revenus plus de quatre fois supérieurs à ceux du dernier championnat du monde, et ils envisagent de le destituer», affirme-t-il. Avant de lâcher une phrase particulièrement provocatrice : «Si Gianni Infantino n’est pas réélu à l’unanimité, alors quiconque votera contre lui devra se faire examiner la tête.»

Giuliani croit toujours à un troisième mandat

Le proche de Donald Trump assure par ailleurs avoir personnellement échangé avec Gianni Infantino au sujet de son avenir à la tête de la FIFA. Selon lui, le dirigeant aurait déjà établi une stratégie pour conserver son poste lors de la prochaine élection. «J’ai parlé moi-même avec Gianni Infantino, qui m’a assuré avoir un bon plan pour les prochains mois, jusqu’en mars prochain, afin d’être réélu pour un troisième et dernier mandat», révèle Giuliani. Un nouveau mandat qui pourrait permettre à Infantino de rester à la tête de la FIFA jusqu’en 2031.

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Le projet FFE ne doit pas effacer son bilan

Interrogé sur la polémique entourant le projet FIFA Forward Enterprise, qui visait notamment à ouvrir davantage certains actifs commerciaux de la FIFA à des investisseurs privés, Giuliani invite ses détracteurs à prendre du recul. Pour lui, un projet contesté ou abandonné ne doit pas faire oublier l’ensemble du travail accompli par Infantino depuis son arrivée à la tête de l’instance. «Écoutez, nous sommes tous humains, et je crois que Gianni s’est exprimé à ce sujet récemment, mais j’ai l’impression que c’est un de ces sujets sur lesquels les gens se focalisent, et que le sport est devenu un objet de marchandisation. Je dirais simplement qu’il faut regarder le parcours de Gianni et se rendre compte qu’il cherche constamment à améliorer sa condition physique, et je pense que c’est là l’essentiel. Ce n’est pas parce qu’on essaie toujours de faire mieux qu’on ne fera jamais d’erreur, n’est-ce pas ? En tant qu’être humain, cela arrive, mais je regarde l’ensemble de son travail et je dirais que c’est le genre de personne que je voudrais diriger», estime-t-il.

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