Équipe de France : David Bettoni révèle pourquoi être l’adjoint de Zidane lui a coûté cher

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Fidèle compagnon de route de Zinédine Zidane depuis leurs années à l’AS Cannes, David Bettoni a naturellement rejoint son ami dans sa nouvelle aventure à la tête de l’équipe de France. Mais derrière cette association prestigieuse se cache une réalité moins flatteuse pour l’ancien entraîneur du Real Madrid : être dans l’ombre de Zidane n’a pas toujours facilité sa propre carrière.

Une amitié née à Cannes

David Bettoni connaît Zinédine Zidane depuis plusieurs décennies. Les deux hommes se sont rencontrés au centre de formation de l’AS Cannes dans les années 1980 et ont progressivement construit une relation qui dépasse largement le cadre du football. Lorsque Zidane s’est lancé dans le métier d’entraîneur, Bettoni est devenu l’un de ses hommes de confiance. Il l’a notamment accompagné au Real Madrid, d’abord avec la Castilla entre 2014 et 2016, puis avec l’équipe première lors des périodes 2016-2018 et 2019-2021.

En 2022, Zidane expliquait à L’Équipe l’importance de cette relation : «À Cannes, il y a eu la rencontre avec ma femme Véronique et cette amitié avec David. On s’est suivis. Je suis allé le voir après à Cannes, quand il s’occupait des jeunes. Parfois, on s’est même perdus un peu de vue mais on est toujours restés liés. C’est ça, les amis. On faisait toujours attention à l’autre. Notre association a mûri progressivement dans nos têtes et puis on s’est dit : “On y va.” Il m’a suivi au Real.»

«Ça ne m’a pas avantagé d’être l’adjoint de Zidane»

Si cette collaboration lui a permis de vivre les plus belles années du Real Madrid, Bettoni estime aussi qu’elle a constitué un frein à sa carrière personnelle. En octobre 2025, dans un entretien accordé à Media Carré, il expliquait sans détour : «Ça ne m’a pas avantagé d’être l’adjoint de Zinedine Zidane. Je pense qu’il y a trois choses. La première c’est que, pour les gens du football, je n’ai pas l’expérience d’entrainer en tant que numéro 1 une équipe professionnelle, puisque je ne l’ai fait que deux fois. Déjà, il y a ce côté-là, ils n’ont pas envie de prendre de risques. Après, je ne vais pas parler de mes expériences et discussions avec les différentes personnes, mais c’est ce que j’ai vu, c’est ce que j’ai ressenti, et c’est ce qu’on m’a verbalisé. La deuxième des choses, c’est ce que je fais si Zizou reprend une équipe… J’ai toujours médiatisé que je me suis lancé en numéro 1, la vie on ne sait pas de quoi elle est faite, donc je ne peux pas dire que demain je n’irai plus avec Zizou… Il y a ce côté qui me limite. Et la troisième des choses, c’est qu’il faut avoir un réseau assez important. Le fait d’être avec Zizou, il faut quand même se protéger, donc… Il y a ces trois éléments qui ont fait que ça n’a pas été évident. Et puis, je suis ni un coach adjoint, ni un coach tout seul, ni un coach de centre de formation… j’ai fait les trois, et j’ai beaucoup d’expérience, beaucoup à donner. Je continue à croire en moi, et je suis très calme»

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«Ça me rend triste de ne pas avoir coaché dans mon pays»

Bettoni regrette notamment de ne jamais avoir réussi à obtenir un poste d’entraîneur principal en France. En 2022, son nom avait notamment circulé du côté des Girondins de Bordeaux. Mais le projet n’avait finalement pas abouti. «J’ai été déçu parce que je pensais que ça allait être plus facile pour moi de revenir chez moi, en France. C’est un paradoxe, je n’ai pas réussi à entrainer en France, mais en Suisse et en Tunisie. La première année, j’étais peut-être un peu trop ambitieux, je suis allé taper chez des clubs de Ligue 1, puis j’ai fait preuve d’humilité en tapant à la porte de clubs de Ligue 2. Mais là, c’est pareil… Ce qui me rend un peu triste aujourd’hui c’est de ne pas avoir coaché dans mon pays. Mais je n’en veux à personne, à aucun président ou directeur sportif, c’est les règles du jeu, c’est comme ça. Je suis persuadé qu’un jour j’entrainerai en France, je crois en moi. Oui, c’est dur. Quand tu sors du Real, que tu veux aller entrainer et qu’on ne t’ouvre pas les portes, tu te demandes comment c’est possible. Mais il faut avoir de l’humilité», confiait-il.

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