- juin 15, 2026
- Par 7buts
- 18 h
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Kaka dévoile la concurrence impitoyable de l’ère Mourinho
L’ancien Ballon d’Or brésilien Kaka a livré un témoignage très honnête sur son passage au Real Madrid, reconnaissant que son aventure au Santiago Bernabéu n’a pas été à la hauteur des attentes suscitées lors de son arrivée en 2009 en provenance de l’AC Milan. Invité du podcast de Rio Ferdinand, l’ancien meneur de jeu est revenu en détail sur une période marquée par les blessures, la concurrence et une remise en question personnelle profonde.
Arrivé pour environ 67 millions d’euros après avoir remporté la Ligue des champions et le Ballon d’Or en 2007, Kaka débarque à Madrid avec un statut de superstar. Il rejoint un projet galactique aux côtés de Cristiano Ronaldo et Karim Benzema, censé dominer l’Europe. Mais la réalité sportive sera plus complexe. Entre problèmes physiques et forte concurrence offensive, le Brésilien peine à retrouver son meilleur niveau.
Blessures et concurrence sous Mourinho
Kaka explique que plusieurs facteurs ont freiné son intégration, notamment ses blessures et les choix tactiques de José Mourinho. «Mon expérience au Real Madrid a été très enrichissante. Il y a eu des aspects personnels et professionnels. Je suis arrivé de Milan en tant que meilleur joueur, et si vous regardez aujourd’hui les pires recrues du Real Madrid, je suis en tête, avec Hazard. C’est flagrant, Kaka et Hazard. Mes problèmes à Madrid étaient, premièrement, les blessures, et deuxièmement, les choix de l’entraîneur. Mourinho préférait d’autres joueurs : Özil, Di María, Benzema, Cristiano… Et moi, j’étais là. On se battait tous pour deux places de titulaire. Il a opté pour d’autres joueurs. Cette période a été cruciale pour moi, car j’ai tout fait pour lui prouver que je pouvais jouer davantage et être plus régulier. Parallèlement, je traversais une crise d’identité», a-t-il confié.
Confronté à une concurrence de très haut niveau, il reconnaît avoir traversé une période de doute profond. «Qui suis-je : le meilleur joueur du monde ou l’une des pires recrues du Real Madrid ces dernières années ? Je me suis posé la question. La foi a joué un rôle primordial. Je n’étais ni le meilleur joueur du monde, ni l’une des pires recrues du Real Madrid. J’étais un enfant de Dieu. Ma foi définissait mon identité. Dieu m’aimait en toutes circonstances. J’ai bien joué à Milan et Dieu m’a béni. Si je n’ai pas été à la hauteur à Madrid, si je n’ai pas pu maîtriser le résultat, Dieu était toujours avec moi et j’ai été béni. Sur le plan émotionnel et personnel, tout était là pendant ces quatre années. Ce fut une période incroyable», a-t-il ajouté.
Un parcours marqué par un «miracle» dès le début de carrière
L’ancien milieu brésilien est également revenu sur un épisode marquant de sa jeunesse : un grave accident à la piscine à 18 ans, qui aurait pu mettre fin à sa carrière avant même qu’elle ne commence. «J’ai grandi dans une famille chrétienne. Mes parents m’ont toujours parlé de Dieu. À 18 ans, j’ai eu un terrible accident à la piscine. Je me suis cogné la tête contre le fond. Ma nuque s’est tordue et fracturée. C’était en octobre 2000, et j’ai porté une minerve pendant deux mois. C’était très dur. Je rêvais de devenir professionnel, et les médecins m’ont dit qu’ils ne savaient pas si je pourrais rejouer un jour. Ce n’est pas cet accident qui m’a fait changer de croyance ; j’avais déjà la foi. Mais à ce moment-là, j’ai vécu une expérience spirituelle intense. Deux mois plus tard, j’ai pu intégrer l’équipe première de São Paulo. L’entraîneur avait demandé des jeunes, et comme j’étais remplaçant, j’ai rejoint l’équipe première puisque les moins de 20 ans jouaient. J’ai participé au match de l’équipe première, j’ai très bien joué, et l’entraîneur m’a gardé dans l’équipe. Je suis devenu professionnel. En deux mois, c’était un miracle. Ma foi et ma famille ont été essentielles», a-t-il raconté.
Malgré les difficultés sportives, Kaka garde une grande affection pour le club madrilène et son président Florentino Pérez, avec qui il entretient encore de bons rapports. «J’adore revoir Florentino, les joueurs et le staff qui sont encore là, et voir que les portes sont toujours ouvertes. À chaque fois qu’ils me voient, ils me disent : « C’est ton club, c’est formidable de t’avoir parmi nous. » Le jour de mon départ du Real Madrid, Florentino m’a convoqué dans son bureau et m’a dit : « Écoute, ça ne s’est pas passé comme on l’espérait, mais je suis très heureux que tu aies joué pour nous. Tu as toujours été professionnel et intègre. Tu n’as jamais dit de mal de l’entraîneur, du club ou de qui que ce soit ici. » Je n’ai jamais rien dit, et vous ne me verrez jamais dire du mal du club ou de l’entraîneur. J’ai dû traverser cette épreuve. Je suis très heureux de qui je suis aujourd’hui, et c’est en partie grâce à cette période», a-t-il conclu..
