La confession méconnue de Zinédine Zidane sur son enfance

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Fraîchement nommé sélectionneur de l’équipe de France en remplacement de Didier Deschamps, Zinédine Zidane ouvre un nouveau chapitre de sa carrière. À cette occasion, le magazine So Foot a ressorti une ancienne interview accordée en 2013, dans laquelle l’ancien meneur de jeu évoquait avec sincérité son enfance, ses ambitions et le métier qu’il imaginait exercer avant de devenir une légende du football.

Après avoir marqué l’histoire comme joueur puis comme entraîneur du Real Madrid, avec notamment trois Ligues des champions remportées, Zidane réalise aujourd’hui un nouveau rêve en prenant les commandes des Bleus. «C’est pour moi une continuité, un rêve. J’ai eu des propositions pendant quatre ou cinq ans pour reprendre un club et je les ai toutes refusées pour l’équipe de France. C’est la seule chose que je voulais faire. Je l’ai connue gamin, j’ai commencé minime, j’ai franchi toutes les étapes jusqu’à arriver à la sélection A. Je vais tout donner pour que cette équipe continue à gagner, c’est la seule chose qui m’anime», a-t-il déclaré lors de sa présentation officielle.

«Moi, je voulais être chauffeur-livreur»

Bien avant de soulever la Coupe du monde ou la Ligue des champions, Zidane nourrissait pourtant un rêve bien différent. Dans cet entretien accordé à So Foot, il révélait qu’il ne s’était jamais lancé dans le football pour devenir célèbre. «Je n’ai pas fait du foot pour être connu, je n’ai pas fait ça pour ça ! Moi, je voulais être chauffeur-livreur», confiait-il. Une révélation surprenante qu’il expliquait par un souvenir de jeunesse resté gravé dans sa mémoire. «Oui, chauffeur-livreur. Quand j’étais petit, il y avait un mec qui venait livrer les petits magasins à côté de l’endroit où on jouait, et à chaque fois, il nous demandait de l’aide. Certainement parce qu’il avait peur que si on continue à jouer, on casse quelque chose. Bref, à chaque fois, il nous donnait un petit quelque chose. J’aimais bien ces moments-là, j’aimais l’aider et je m’étais dit que, plus grand, je ferais ça. Il y a des mômes qui veulent faire pompier, moi, c’était chauffeur-livreur.», a-t-il poursuivi.

«Je suis Monsieur Tout-le-monde»

Au-delà de cette anecdote, Zidane insistait également sur son attachement à la simplicité, malgré une carrière exceptionnelle. «Je serais le même homme aujourd’hui : quelqu’un de réservé, qui préfère être parmi les siens. Je pense d’ailleurs que les gens m’ont aussi apprécié parce que je ne la ramenais pas à chaque fois. En dehors du terrain, je suis Monsieur Tout-le-monde, et même si, bien sûr, je ne le suis plus, j’en ai bien évidemment conscience, je fais tout pour le rester malgré tout.», a-t-il ajouté. L’ancien numéro 10 des Bleus rappelait également qu’il n’avait jamais considéré être le meilleur joueur du monde.

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«Je serais le même homme aujourd’hui : quelqu’un de réservé, qui préfère être parmi les siens, avait-il résumé. Je pense d’ailleurs que les gens m’ont aussi apprécié parce que je ne la ramenais pas à chaque fois. En dehors du terrain, je suis Monsieur Tout-le-monde, et même si, bien sûr, je ne le suis plus – j’en ai bien évidemment conscience –, je fais tout pour le rester malgré tout. J’ai conscience d’avoir compté dans la vie de certains gamins ; ce que j’ai fait, une Coupe du monde, un championnat d’Europe, une Ligue des champions, ce n’est pas rien naturellement, mais je n’ai jamais pris la grosse tête, j’ai toujours su d’où je venais et qui j’étais. Je suis comme ça, quoi qu’on en pense. Je suis sincèrement humble. Sans faux semblants. Je n’ai jamais pensé être le meilleur joueur du monde, par exemple. Je faisais partie des bons joueurs, mais tu ne m’entendras jamais dire que j’étais le meilleur. Tout simplement parce que je ne le pense vraiment pas. Et puis je trouve ça… Je n’ai jamais aimé me mettre en avant, je me suis protégé contre ça… Tous ces joueurs qui pensent être les meilleurs, ça doit être dur pour eux aujourd’hui. Tu imagines, quand tu es persuadé que tu as été le meilleur, et que tu ne l’es plus ? Quelle souffrance ! Je n’envie pas ces mecs-là.», a-t-il conclu.

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