- juillet 15, 2026
- Par 7buts
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La mise au point de Thomas Tuchel sur sa relation avec Jude Bellingham
À l’approche de la demi-finale de la Coupe du monde 2026 face à l’Argentine, Thomas Tuchel a tenu à mettre fin aux rumeurs évoquant des tensions au sein de la sélection anglaise. Le sélectionneur des Three Lions a fermement démenti l’existence d’un conflit avec Jude Bellingham, assurant que leur relation était au contraire renforcée par les événements récents.
Depuis quelques jours, la relation entre l’entraîneur allemand et le milieu de terrain du Real Madrid fait beaucoup parler. Après la victoire spectaculaire de l’Angleterre contre la Norvège en quart de finale (2-1 après prolongation), Bellingham avait publiquement réagi aux critiques de Tuchel concernant la prestation collective de l’équipe. Malgré la qualification, le sélectionneur avait exprimé son «insatisfaction quant à la performance de l’équipe», estimant que les joueurs pouvaient encore progresser. Une sortie qui avait poussé Bellingham à réclamer davantage de positivité dans le discours autour du groupe.
Cependant, Tuchel assure qu’il n’existe aucune fracture dans le vestiaire anglais. «Je me demande qui grossit ces histoires, hein ? Il n’y a donc rien à grossir, et si ça a été grossi, c’est bien sûr par les médias», a-t-il déclaré à talkSPORT. «Que voulez-vous qu’un joueur qui vient de courir 120 minutes et d’épuiser toutes ses ressources comprenne, si l’on résume le propos de son entraîneur en omettant de lui dire qu’il est “de classe mondiale”, qu’il a réalisé des actions “de classe mondiale” ?», a expliqué le technicien allemand. Avant d’ajouter : «Si vous supprimez tout ça et que vous lui dites “oh, ton entraîneur a dit que tu avais manqué de rigueur”, à quoi vous attendez-vous ? Bien sûr, vous obtenez le commentaire que vous obtenez, puis vous essayez d’en faire tout un plat et les gens tentent de créer des malentendus et des fissures là où il n’y en a pas. Nous venons du même milieu. Nous sommes animés par l’esprit de compétition et je suis un entraîneur de compétition. Je pousse cette équipe jusqu’à ses limites et c’était mon évaluation. Je considère que la question posée à Jude était injuste dans le feu de l’action, car l’interviewer a occulté tous les éloges de mon analyse pour ne retenir que les points à améliorer ; je peux donc le comprendre. Que peut-on attendre d’un joueur qui vient de tout donner et se retrouve, micro en main, dans une interview éclair ?»
«Nous sommes plus proches que jamais»
Après cette polémique, Thomas Tuchel a assuré que son lien avec Bellingham était intact, voire renforcé. «C’est ainsi, mais nous sommes aussi proches que jamais, voire plus que jamais. Cela se voit sur le terrain. L’énergie et l’état d’esprit du groupe sont excellents ces derniers jours et nous sommes prêts à tout donner demain», a confié l’ancien entraîneur de Chelsea. Cette mise au point intervient également après les propos de Bellingham concernant le manque d’expérience de Tuchel en tant que joueur. Le milieu anglais avait lancé une petite pique en rappelant le passé de joueur modeste de son entraîneur : «Peut-être qu’il ne sait pas ce que c’est que de jouer dans ce genre de conditions». Une remarque que Tuchel n’a pas prise comme une attaque personnelle. Il reste convaincu que son parcours de joueur n’est pas un obstacle à sa légitimité comme entraîneur.
«Il ne faut pas être un cheval pour être un bon jockey»
Revenant sur son parcours, Thomas Tuchel a reconnu qu’il n’avait jamais imaginé atteindre un tel niveau dans le football en tant qu’entraîneur. «J’aimerais encore faire carrière en tant que joueur, c’était mon rêve. Je n’avais jamais envisagé de devenir entraîneur, je n’avais jamais rêvé d’être entraîneur à ce niveau-là, donc je pense que c’est tout simplement le rêve», a-t-il déclaré. Avec humilité, il a ajouté : «Je me sens simplement très humble sur le banc, et parfois, juste avant le match, je me dis : “Je n’aurais pas pu jouer ici, dans cette situation.”» Toutefois, Tuchel estime que les qualités d’un entraîneur ne dépendent pas forcément d’une grande carrière de joueur. «Je ne pense pas qu’il faille avoir joué [pour être entraîneur]. Comme le dit cette citation amusante : “Il ne faut pas être un cheval pour être un bon jockey !”», a-t-il conclu.
