- mai 24, 2026
- Par 7buts
- 37 min
- 0 Comments
La sortie assassine de Ronald Koeman
À l’approche de la Coupe du monde, Ronald Koeman affiche une sérénité assumée malgré les critiques qui entourent ses choix et sa gestion de l’Équipe des Pays-Bas de football. Dans une interview accordée à la NOS, le sélectionneur néerlandais estime que son équipe est trop souvent jugée avec dureté dans son propre pays.
Selon lui, cette tendance au pessimisme est profondément ancrée dans la culture footballistique néerlandaise et nuit à la perception du travail réalisé autour du groupe. «Oui, j’ai vraiment hâte. Avec le groupe et le staff, nous devons créer une bonne ambiance. Il faut de la positivité, car elle manque parfois aux Pays-Bas. Est-ce que cela me dérange ? Oui, nous sommes trop négatifs. Nous avons vraiment un état d’esprit négatif», affirme-t-il, regrettant un climat permanent de doute.
Interrogé sur les critiques récurrentes concernant son supposé manque de prise de risque, Koeman rejette l’idée d’un style figé ou trop prudent. Pour lui, cette lecture est réductrice et ne correspond pas à la réalité de son parcours. «Les gens sont libres de le penser, répond Koeman. Mais c’est souvent une étiquette qu’on vous colle. Certains entraîneurs sont présentés comme perpétuellement offensifs, mais je ne crois pas que ce soit si grave», explique-t-il, rappelant son expérience au plus haut niveau, notamment avec le FC Barcelone et plusieurs grands clubs européens.
Le sélectionneur insiste sur le fait qu’un entraîneur n’accède pas à ce niveau sans capacité d’adaptation et de prise de décision forte. «On colle très facilement une étiquette aux gens. Je suis Ronald Koeman, je suis sélectionneur national, j’ai entraîné les plus grands clubs. On n’atteint pas ce niveau en faisant toujours jouer ses équipes sans prendre de risques. Je ne suis donc pas d’accord avec ça», ajoute Koeman, déterminé à défendre sa philosophie.
Au-delà des débats tactiques, le technicien néerlandais travaille actuellement sur la composition de sa liste de 26 joueurs pour la compétition mondiale. Certains choix suscitent déjà des interrogations, notamment autour de joueurs dont la condition physique reste incertaine comme Memphis Depay, Jurriën Timber ou encore Justin Kluivert.
Koeman assume cette gestion prudente mais flexible, expliquant qu’un effectif élargi permet certaines prises de risque calculées. «Il ne faut pas en avoir trop. Mais dans un groupe de 26, on peut emmener un ou deux joueurs qui manquent peut-être un peu de rythme. On n’a pas vraiment de référence, car ils n’ont pas encore disputé de match complet. Heureusement, il nous reste encore quelques jours», précise-t-il.
Au-delà du niveau sportif, le sélectionneur insiste aussi sur l’importance du climat humain au sein du groupe. Pour lui, la cohésion et l’attitude des joueurs sont essentielles dans un tournoi aussi exigeant. «On est tout le temps ensemble, alors il faut des joueurs qui acceptent leur rôle. S’ils ne jouent pas ou ne sont pas remplaçants, on veut quand même qu’ils continuent à apporter leur énergie. On ne veut pas que cela nous coûte de l’énergie», conclut-il.