Luca Zidane gardera un souvenir particulier de sa première Coupe du Monde avec l’Algérie. Désormais gardien de Leganés après deux saisons passées à Grenade, le fils de Zinédine Zidane s’est confié sur son parcours, son expérience avec les Fennecs et son arrivée dans la capitale espagnole lors d’un entretien accordé à Cadena SER.
Présenté comme l’une des nouvelles recrues de Leganés, Luca Zidane se montre particulièrement enthousiaste à l’idée de relever ce nouveau défi. Le gardien de 28 ans retrouve ainsi Madrid, une ville qui lui est familière, mais assure que la proximité avec sa famille n’a pas été le facteur déterminant dans son choix.
«C’était important pour moi de revenir à Madrid»
Luca Zidane ne cache pas sa satisfaction à l’idée de retrouver Madrid. Mais le projet sportif de Leganés a surtout pesé dans sa décision. «Très heureux. C’était important pour moi de revenir à Madrid, d’être près de ma famille. Mais ce qui a retenu mon attention, c’est Leganés. C’est un grand club, il m’a toujours impressionné quand j’ai joué contre eux. Heureux d’être ici», explique-t-il. Le gardien raconte également comment les contacts se sont établis avec le club espagnol. «Leganés a appelé mon agent et quand nous avons appris leur intérêt, j’ai su que c’était une excellente opportunité pour moi. C’est un club très ambitieux avec des objectifs très clairs. J’en étais convaincu dès la première minute. J’ai vraiment hâte de faire une bonne saison», poursuit-il.
Luca Zidane vise la montée avec Leganés
Pour sa nouvelle aventure, le gardien veut prendre les rencontres les unes après les autres. Il refuse toutefois de dévoiler publiquement les objectifs précis fixés par le club. «Je préfère ne pas les dévoiler. Le premier est le match de dimanche contre Gérone. Cette saison, nous avons plusieurs objectifs et nous devons les aborder étape par étape, car ce championnat est très exigeant», affirme-t-il. Luca Zidane connaît les difficultés de la deuxième division espagnole et sait que la concurrence sera particulièrement importante.
«De nombreuses équipes aspirent à la montée en Liga et nous serons là pour nous battre. La Segunda División est un championnat très relevé. Beaucoup d’équipes mettent en place des projets ambitieux pour accéder à la promotion. C’est un championnat de haut niveau et très long, avec 42 équipes», ajoute-t-il. Le choix de Leganés aurait-il été influencé par la possibilité de rester proche du Real Madrid ? Luca Zidane assure que ce n’est pas le cas. «Le football passe avant tout. C’est le projet qui m’attire, et si c’est le Real Madrid, alors soit. Leganés était un très beau projet, et la décision a été facile à prendre», explique le gardien.
Une première Coupe du Monde avec l’Algérie
Luca Zidane a également évoqué sa première participation à une Coupe du Monde sous les couleurs de l’Algérie. Une expérience qu’il considère comme particulièrement importante dans sa carrière, même si les Fennecs auraient aimé poursuivre leur aventure plus longtemps. «Une très bonne expérience. C’est ce qu’il y a de mieux pour un footballeur. Nous aurions aimé aller plus loin, mais la Suisse nous a éliminés et ça ne s’est pas passé comme prévu. Je garderai ce souvenir de la Coupe du Monde», raconte-t-il. Le gardien est également revenu sur la confrontation face à l’Argentine de Lionel Messi. «L’Argentine de Messi ? Un match difficile. Quand on joue contre l’un des meilleurs joueurs de l’histoire, c’est compliqué», reconnaît-il.
Son frère Enzo à l’origine de sa vocation de gardien
Luca Zidane raconte également comment il s’est retrouvé dans les buts durant son enfance. Selon lui, son frère Enzo a joué un rôle important dans cette orientation. «Quand j’étais petit, mon grand frère Enzo me mettait dans les buts. Il me disait que j’étais bon, je ne sais pas s’il me mentait (il sourit). Je suis resté dans les buts. J’aime aussi jouer en champ extérieur, j’aime ce sport et ça se voit sur le terrain. Je tiens à remercier mon frère pour sa carrière», ajoute-t-il.
«Toutes les valeurs que nous avons, nous les devons aussi à ma mère»
Forcément interrogé sur son père, Zinédine Zidane, Luca assure que ces questions ne le dérangent pas. Il estime toutefois que le rôle de sa mère est parfois moins évoqué alors qu’elle a largement contribué à la construction de ses enfants. «Non, pas du tout. C’est normal de poser des questions sur mon père à cause de sa carrière et de son influence dans le football. Bien au contraire. C’est vrai que vous posez moins de questions sur ma mère et mes frères et sœurs, qui ont pourtant beaucoup contribué à mon parcours. Ma mère a toujours été là, elle est restée à la maison pour nous élever, elle nous aidait pour nos devoirs. Toutes les valeurs que nous avons, nous les devons aussi à ma mère. Nous sommes très proches, nous nous appelons souvent et nous suivons toujours les matchs des uns et des autres. Sur le groupe WhatsApp, on parle beaucoup de foot, peut-être même trop. À la maison, on parle de tout et de rien, et le foot finit toujours par être le sujet de conversation. Ma mère commence à s’en lasser un peu. Elle adore surtout regarder ses enfants jouer», raconte-t-il avec le sourire.
Pourquoi Luca Zidane portait le nom Fernández à l’école
Durant son enfance, Luca Zidane portait le nom de famille de sa mère à l’école. Une décision prise par ses parents afin de le protéger de la pression liée au nom Zidane. «C’était un peu pour me protéger quand j’étais petit. Mes parents nous ont donné le nom de famille de ma mère pour nous protéger un peu. Mais de nos jours, tout se sait très vite et finalement, tout le monde savait que nous étions les fils de Zidane», explique-t-il. Enfin, Luca Zidane a révélé l’identité de son modèle lorsqu’il était enfant. Sans surprise pour un gardien, il s’agissait d’une légende du Real Madrid. «Quand j’étais petit, c’était Iker Casillas. Je jouais avec mon père et parfois j’allais les regarder s’entraîner», confie-t-il.


