La rivalité entre José Mourinho et Pep Guardiola continue de fasciner le monde du football. Alors que Netflix vient de dévoiler une nouvelle série documentaire consacrée à la carrière du technicien portugais, une révélation du réalisateur explique pourquoi l’entraîneur espagnol n’apparaît finalement pas à l’écran.
Intitulée «Mourinho», la série revient en trois épisodes sur les principales étapes de la carrière du «Special One», notamment à Chelsea, à l’Inter Milan, au Real Madrid et à Manchester United. Plusieurs figures majeures du football ont accepté de témoigner, parmi lesquelles Iker Casillas, Sir Alex Ferguson ou encore Javier Zanetti. Mais l’absence de Pep Guardiola a particulièrement attiré l’attention, compte tenu de l’histoire tumultueuse entre les deux entraîneurs.
Guardiola avait accepté… sous une condition
Dans une interview accordée à The Sun, le réalisateur Joe Pearlman a révélé qu’il avait bien tenté de convaincre Guardiola de participer au projet. Et contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, l’entraîneur catalan n’avait pas immédiatement refusé. «Oui, nous avons contacté Pep, qui a accepté de donner une interview, mais à condition que José le contacte personnellement. Vous imaginez la suite ?», a expliqué le réalisateur. Une condition qui en dit long sur la relation entre les deux hommes. Malgré les années passées, leur rivalité demeure l’une des plus marquantes de l’ère moderne du football.
Une rivalité née au Real Madrid et au Barça
Lorsque Mourinho prend les commandes du Real Madrid en 2010, Guardiola dirige alors le FC Barcelone. Les deux hommes vont rapidement se retrouver au cœur d’une rivalité sportive et médiatique particulièrement intense. Les Clasicos deviennent électriques et les confrontations entre les deux techniciens dépassent rapidement le simple cadre tactique. Mourinho n’a d’ailleurs jamais caché son admiration pour la compétition et son envie de rester au plus haut niveau le plus longtemps possible.
«Certains ont besoin d’une année sabbatique, ce que je déteste. Je déteste cette expression. Pour moi, année sabbatique rime avec faiblesse. Ne me parlez pas d’année sabbatique. Je n’ai jamais besoin de pause. Je me reposerai quand le ciel me le permettra. Je dirais que je travaillerai encore dix ans, peut-être même plus. C’est passionnant. Ça l’a toujours été et ça le sera toujours. Je veux gagner d’autres titres. Je veux remporter de nouveaux titres. Je veux conserver mes titres. Je veux le faire dans des endroits où je n’ai jamais mis les pieds», expliquait-il. Le Portugais poursuivait avec une description très personnelle de son rapport au football : «Mon univers, c’est de me promener dans un stade de football avec 50 000 ou 90 000 supporters. J’en ai même vu 100 000. C’est ça, mon monde. Sans le football, rien ne me complète, mais ce n’est pas une obsession. Je ne le ressens pas comme une obsession. C’est juste que, lorsqu’on atteint un certain niveau, on a envie d’y rester pour toujours.»
Wenger aussi absent du documentaire
Pep Guardiola n’est pas le seul grand nom à manquer à l’appel. Arsène Wenger, autre adversaire historique de Mourinho durant ses années en Premier League, n’a pas non plus participé à la série. Mais cette fois, la raison est beaucoup plus simple. «Wenger dit tout en conférence de presse, mais la vérité, c’est que nous n’avons tout simplement pas pris la peine de le contacter», a reconnu Joe Pearlman. Roman Abramovich, ancien propriétaire de Chelsea et figure importante de la carrière de Mourinho, n’apparaît pas davantage dans le documentaire. Selon le réalisateur, le contexte entourant l’ancien propriétaire des Blues et ses liens avec la Russie ont notamment pesé dans cette décision. «Mme Abramovich a un certain nombre d’interviews qu’elle devrait probablement donner avant de parler de son passage à Chelsea, donc non, ce n’était pas quelque chose que nous recherchions, d’autant plus que Peter Kenyon donne exactement la même version», a expliqué Pearlman.


