- juin 20, 2026
- Par 7buts
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Messi, Maradona, Pelé, Ronaldinho, Neymar : la révélation de Cafu
Légende du football brésilien, Cafu s’est exprimé sur le débat éternel du plus grand joueur de tous les temps. Pour l’ancien capitaine de la Seleção, il ne s’agit pas seulement d’un trio, mais bien d’un quatuor réunissant Lionel Messi, Diego Maradona, Pelé et Ronaldinho.
Dans un entretien accordé à El Mundo, Cafu a expliqué sa vision du football et des joueurs qui incarnent selon lui «l’art» du jeu. «Ce sont des joueurs qui ont marqué l’histoire, qui ont laissé leur empreinte, qui ont été champions du monde. Et des joueurs qui évoluaient avec une aisance incroyable. Ils jouaient avec le ballon ; ils ne forçaient pas pour dribbler, ils ne forçaient pas pour tirer, ils ne forçaient pas pour marquer. C’était tellement beau de les voir jouer. J’adore l’art du football. Maradona, c’est l’art du football. Messi, c’est l’art du football. Pelé, c’est l’art du football. Ronaldinho, c’est l’art du football. Quand je vois ces joueurs faire quelque chose d’unique et nous éblouir, j’apprécie vraiment», a-t-il déclaré.
«Les quatre meilleurs de l’histoire»
L’ancien latéral de l’AC Milan estime que ces quatre icônes partagent un statut à part dans l’histoire du football. «Ils sont quatre (les plus grands de tous les temps). Je place ces quatre-là au même niveau. Les quatre meilleurs de l’histoire. Deux Brésiliens, deux Argentins. À l’époque où je regardais le football, ces quatre joueurs ont véritablement fait la différence sur le terrain et continuent de le faire», a-t-il affirmé, évoquant deux Brésiliens et deux Argentins.
Pour Cafu, au-delà du talent, c’est aussi la personnalité de ces joueurs qui fait la différence. «C’est une question de personnalité. Pas seulement le football, mais la personnalité, leur façon de jouer, leur manière d’aborder le terrain. On n’a jamais vu Messi, Ronaldinho, Pelé ou Maradona se disputer avec qui que ce soit sur le terrain. On les voit jouer au football. Ils encaissent les coups, ils se relèvent, ils rient. Ils se donnent à fond. Comment humilient-ils l’adversaire ? En le dribblant et en marquant des buts. C’est ça qu’on adore voir.», a-t-il ajouté.
Ancelotti, un chef d’orchestre plus qu’une star
Le Brésilien a également évoqué la situation actuelle de la Seleção sous Carlo Ancelotti, qu’il connaît bien pour l’avoir côtoyé à l’AC Milan, saluant son influence grandissante sur le groupe et sa capacité à structurer l’équipe. «Ancelotti possède toutes les qualités nécessaires pour redonner un nouvel élan et peaufiner le style de jeu de la sélection brésilienne. Le seul problème pour Ancelotti au Brésil, c’est le temps : il n’a pas eu suffisamment de temps pour faire comprendre aux joueurs ce qu’il attend d’eux sur le terrain. Pour Ancelotti, tout repose sur l’entraînement, sur le travail quotidien. Il s’agit de répéter les exercices à l’entraînement afin que les joueurs puissent assimiler ce qu’il attend d’eux sur le plan tactique sur le terrain. Pour la première fois de l’histoire, on a davantage parlé du sélectionneur que des joueurs, ce qui souligne l’importance actuelle d’Ancelotti pour le Brésil. Je suis convaincu qu’il saura s’imposer à la tête de la Seleção, car il possède toutes les compétences nécessaires.», a-t-il assuré.
Neymar, un génie encore incomplet selon Cafu
Enfin, Cafu s’est exprimé sur Neymar, qu’il considère comme un «génie», tout en l’invitant à exploiter davantage son potentiel. «Neymar est un génie, un talent, un golden boy qui pourrait tirer encore davantage parti de son talent, car il possède les qualités et les capacités nécessaires ; il lui suffit simplement d’en avoir envie. S’il est prêt à renoncer à beaucoup de choses, s’il veut s’entraîner, s’il veut s’investir pleinement… S’il avait une idée, une notion de ce que signifie être champion du monde, ce serait une autre histoire. Être champion de la Copa Libertadores ou vainqueur de la Ligue des champions, ce n’est pas la même chose que d’être champion du monde. C’est pouvoir se frapper la poitrine et dire : “Je suis champion du monde.” Quand on est champion du monde, on ne représente pas son club, on représente son pays, une nation tout entière. Je pense qu’il n’a pas encore tout à fait saisi l’importance de ce titre. Peu de joueurs peuvent dire : “Je suis champion du monde”. Très peu», a-t-il conclu.
