- avril 18, 2026
- Par Gontrand Dagbeto
- 4 h
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Mort de Diego Maradona : de nouvelles révélations relancent le mystère
Près de cinq ans après la disparition de Diego Maradona, le dossier judiciaire continue de secouer l’Argentine et le monde du football. Le 25 novembre 2020, la légende argentine s’éteignait à l’âge de 60 ans des suites d’un arrêt cardio-respiratoire. Un choc planétaire, qui avait provoqué une vague d’hommages sans précédent, notamment en Argentine, où des millions de supporters avaient accompagné le deuil du «Pibe de Oro». Mais après l’émotion est venu le temps de la justice. Et surtout celui des interrogations.
Très vite après le décès, les autorités judiciaires ont ouvert une enquête pour déterminer si la prise en charge médicale de Maradona avait été adaptée. En juin 2022, le juge de San Isidro a pris une décision forte : huit professionnels de santé ont été renvoyés devant la justice pour «homicide involontaire avec circonstances aggravantes».
Depuis, l’affaire est devenue l’un des procès les plus sensibles de l’histoire récente du sport argentin. Au cœur des débats, une figure revient avec insistance : celle du neurochirurgien Leopoldo Luque, considéré comme le principal responsable du suivi médical de l’ancien numéro 10.
La défense de Leopoldo Luque
Lors d’une nouvelle audience tenue à San Isidro, Luque a livré sa version des faits, tentant de se défendre face aux accusations. «J’ai explicitement dit que j’étais neurochirurgien, que je n’étais pas clinicien, que je n’étais pas psychologue. Ils m’ont dit de chercher un clinicien et j’ai dit que j’étais tout à fait d’accord», a-t-il expliqué devant le tribunal. Avant d’ajouter : «Je suis innocent et je suis très désolé pour sa mort. Je suis absolument certain qu’il n’a subi aucune agonie.»
Mais du côté de l’accusation, le discours est bien différent. Selon l’équipe médicale composée de dix experts officiels désignés par le parquet de San Isidro, Maradona aurait été victime d’une longue période d’agonie avant son décès. Les spécialistes estiment également que l’ancienne star de l’Argentine national football team n’a pas été correctement surveillée dans les heures ayant précédé sa mort, pointant de graves défaillances dans le suivi médical à domicile.