Mort de Diego Maradona : un médecin pointe de graves défaillances dans son suivi médical

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Le procès consacré aux circonstances de la mort de Diego Maradona se poursuit en Argentine. Mardi, un néphrologue appelé à témoigner a estimé que plusieurs signes auraient dû alerter l’équipe médicale sur la dégradation progressive de l’état de santé de l’ancienne star argentine dans les jours précédant son décès.

Selon le docteur Hernan Trimarchi, Diego Maradona souffrait notamment d’une maladie rénale chronique. Pour le spécialiste, le suivi de ses reins, mais aussi celui de son poids et de sa tension artérielle, auraient dû faire partie d’une surveillance médicale beaucoup plus rigoureuse lors de son hospitalisation à domicile.

Des reins lourdement affectés

Le néphrologue a notamment évoqué les résultats de l’autopsie de l’ancien numéro 10 de l’Albiceleste. Les reins de Maradona pesaient «beaucoup plus lourd qu’ils n’auraient dû» et présentaient «diverses lésions». Ces dommages auraient notamment été associés à plusieurs antécédents médicaux, dont l’obésité, l’hypertension et la consommation de cocaïne. Le spécialiste a également évoqué une glomérulosclérose, une affection qui entraîne des lésions des structures chargées de filtrer le sang au niveau des reins. Dans ces circonstances, Hernan Trimarchi considère que le suivi médical aurait dû être particulièrement strict. «Le minimum, c’était un contrôle médical quotidien, des soins infirmiers quotidiens, une numération sanguine, la prise des signes vitaux», a-t-il expliqué devant la justice. Le médecin a toutefois regretté l’absence de certains examens dans le dossier médical de Maradona. «Je n’ai vu aucun prélèvement sanguin dans le dossier» de l’hospitalisation à domicile, a-t-il déploré.

Le poids pouvait être un signal d’alerte

Pour le néphrologue, la surveillance du poids aurait également pu permettre de détecter plus rapidement une aggravation de l’état de santé de Diego Maradona. «Si la tension augmente, si le poids augmente, là il faut faire quelque chose. (…) Avec une simple balance, on peut anticiper pas mal de choses», a-t-il estimé. Cette déclaration rejoint les conclusions présentées par d’autres spécialistes entendus lors des précédentes audiences du procès. Selon eux, la détérioration de l’état de santé de Maradona aurait été progressive et aurait présenté plusieurs signes susceptibles d’être détectés. «La dégradation a été progressive (…) au moins une dizaine de jours (avant la mort). L’alerte aurait pu être donnée», avait notamment déclaré le légiste Carlos Cassinelli lors d’une précédente audience.

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Sept professionnels de santé jugés

Le procès concerne sept professionnels de santé, parmi lesquels un neurochirurgien, un médecin, un psychiatre, un psychologue et plusieurs infirmiers. Ils sont poursuivis pour de potentielles négligences ayant pu contribuer au décès de Diego Maradona. L’ancienne légende du football argentin est morte le 25 novembre 2020, à l’âge de 60 ans, à son domicile. Selon les rapports des experts, son décès a été provoqué par un arrêt cardiorespiratoire associé à un œdème pulmonaire, après plusieurs heures d’agonie. Les professionnels jugés contestent leur responsabilité et mettent notamment en avant la répartition de leurs fonctions ainsi que leurs domaines de spécialité. Ils encourent jusqu’à vingt-cinq ans de prison. Le procès, ouvert depuis la mi-avril à San Isidro, dans la province de Buenos Aires, devrait se poursuivre jusqu’en septembre.

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