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Pierluigi Collina répond aux accusations après Argentine-Égypte et défend l’arbitrage de François Letexier

Les nombreuses polémiques autour de l’arbitrage de la Coupe du monde 2026 continuent d’alimenter les débats. Au cœur des discussions figure notamment le huitième de finale remporté par l’Argentine face à l’Égypte (3-2), une rencontre qui a suscité de vives accusations de la part des Pharaons contre l’arbitre français François Letexier.

Au lendemain de cette élimination, le sélectionneur égyptien Hossam Hassan avait dénoncé un arbitrage qu’il jugeait scandaleux. «Je vais dire ce que je pense, quelles qu’en soient les conséquences : ce match était clairement truqué, et le monde entier l’a vu. Nous étions meilleurs. Ce qui s’est passé n’était ni juste ni équitable. Le résultat a été influencé par des facteurs internes sur le terrain et pendant le match, ainsi que par des facteurs externes avant la rencontre. Il semble que l’Argentine ait exercé des pressions sur l’arbitre, ce qui a conduit à ce résultat», avait-il déclaré.

Le technicien égyptien avait également affirmé avoir perdu toute confiance dans la compétition. «J’ai pensé qu’il [François Letexier] cachait peut-être quelque chose, qu’il avait peut-être quelque chose à dissimuler. (…) Je ne suivrai pas le reste de cette Coupe du Monde de la FIFA, et je le promets. C’est un combat intérieur, une objection personnelle, ma façon de faire entendre ma voix et de rester ferme. Je ne regarderai pas un seul match de ce tournoi», avait-il ajouté. L’attaquant Mostafa Zico avait lui aussi pointé du doigt la prestation de l’arbitre français. «L’arbitre n’était pas bon, il était injuste. L’injustice était flagrante. Il nous a persécutés dès le début du match. Il ne voulait pas que nous gagnions. Match truqué. (…) Mais s’ils avaient gagné uniquement grâce à leur mérite, l’issue aurait été différente», avait lancé l’international égyptien.

Pierluigi Collina brise le silence et répond aux accusations

Face à ces accusations, le patron de l’arbitrage de la FIFA, Pierluigi Collina, est finalement sorti du silence dans un entretien accordé au site officiel de l’instance. «Dans l’ensemble, nous sommes satisfaits. Cependant, avec un nombre aussi élevé de matchs disputés sur une période relativement courte, il est normal que certaines choses ne se déroulent pas comme prévu. Lorsque cela arrive, ils sont prêts à redoubler d’efforts pour s’assurer d’être parfaitement préparés pour le prochain match», a d’abord expliqué l’ancien arbitre italien.

Collina a ensuite fermement rejeté toute idée d’une influence extérieure sur les arbitres de la Coupe du monde. «Bien sûr, les discussions constructives sur les décisions feront toujours partie du football, mais les allégations infondées n’ont pas leur place dans notre sport. Personne ne peut remettre en cause l’intégrité des officiels de match de la Coupe du Monde de la FIFA. Lorsque cela se produit, cela peut provoquer des réactions qui débouchent sur des menaces à leur encontre et à l’encontre de leurs familles. Ce n’est pas acceptable. De même, personne ne peut prétendre que le service de l’arbitrage de la FIFA puisse être influencé par qui que ce soit, pas même par le président de la FIFA. Il a toujours manifesté son soutien total à l’équipe «FIFA Team One» tout en nous faisant confiance pour travailler en toute indépendance. Les arbitres prennent des décisions en toute honnêteté et, tout comme les joueurs et les entraîneurs, ils s’efforcent toujours de donner le meilleur d’eux-mêmes», a-t-il assuré.

Enfin, le responsable de l’arbitrage de la FIFA est revenu en détail sur les deux actions les plus controversées de la rencontre entre l’Argentine et l’Égypte, estimant que les décisions prises par François Letexier et l’assistance vidéo étaient conformes aux Lois du jeu. «Après chaque but marqué, le VAR examine la phase de possession offensive (APP). Si une faute est identifiée lors de la construction de l’action et qu’elle est jugée coupable d’avoir eu une incidence sur le but, le VAR recommandera une révision sur le terrain. Il n’y a pas de limite définie concernant ni la distance par rapport au but, ni le laps de temps entre l’incident et le but. Un exemple de cela s’est produit lors du match Argentine-Égypte, où le n° 19 égyptien, Marwan Attia, a clairement marché sur le pied du n° 6 argentin, Lisandro Martínez. Nous considérons qu’une faute est une faute. Que la faute semble «évidente» ou non, si l’arbitre ne l’a pas vue sur le terrain, le VAR peut intervenir. De même, si aucune faute n’est identifiée lors de la phase de construction menant à un but, le VAR en informera l’arbitre. Marcher sur le pied d’un adversaire constitue une faute, tandis qu’un défenseur qui touche d’abord le ballon puis effectue un contact normal de jeu n’a pas commis de faute. Encore une fois, un exemple de cela s’est produit à la fin de ce même match. L’arbitre et le VAR ont jugé qu’il s’agissait d’un contact normal entre l’Égyptien n° 10 Mohamed Salah et l’Argentin n° 10 Julián Alvarez. Bien sûr, il y aura toujours une part de subjectivité dans certaines décisions, mais nous sommes satisfaits de la manière dont ce principe a été appliqué tout au long du tournoi», a conclu Pierluigi Collina.

7buts

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