La nomination de Zinédine Zidane à la tête de l’équipe de France suscite une immense attente auprès des supporters tricolores. Pourtant, certains observateurs restent plus mesurés, à l’image de Pierre Ménès, qui n’a jamais caché ses réserves concernant l’ancien numéro 10 des Bleus.
Officiellement nommé nouveau sélectionneur de l’équipe de France, Zinédine Zidane a pris la succession de Didier Deschamps et a été présenté ce mardi aux côtés de Philippe Diallo. Très attendu pour ses débuts sur le banc des Bleus, le technicien français devra désormais composer avec une forte pression, lui qui incarne l’un des plus grands symboles du football français.
Mais si une grande partie du public accueille cette arrivée avec enthousiasme, Pierre Ménès a affiché un avis beaucoup plus réservé. Le journaliste, qui reconnaît l’immense carrière du joueur Zidane, assure avoir des désaccords avec l’homme. «Si je trouve cette sacralisation quasi permanente de Zinedine Zidane ? Je pense qui me font le plaisir de me suivre depuis un moment savent toutes les réserves que j’ai sur le personnage de Zidane, et évidemment pas sur le joueur. Mais sur le personnage, voire sur l’homme Zidane. C’est quelqu’un que je n’apprécie pas, et qui me le rend bien. Maintenant, ce n’est pas ça qui m’empêchera de juger ce qu’il fera à la tête de l’équipe de France avec objectivité. Mais il est évident qu’en France, c’est Saint Zizou, et tout ce qu’il fait est nécessairement formidable et touché du sceau du génie», confiait-il dans une vidéo publié sur sa chaîne YouTube.
Une vieille histoire datant de 2006
Interrogé ensuite sur les raisons de cette relation tendue avec Zinédine Zidane, Pierre Ménès a évoqué un épisode remontant à la finale de la Coupe du monde 2006. Selon lui, l’ancien joueur du Real Madrid l’aurait contacté après une émission consacrée au fameux coup de tête donné à Marco Materazzi : «Oh, c’est très simple, je ne vais pas rentrer dans les détails. Je vais juste dire que je n’aime pas qu’on me menace. Je n’aime pas qu’on me menace, encore plus quand les reproches qui me sont faits sont infondés, ce qui a été le cas. C’était après le coup de boule en finale (2006) et une émission spéciale qu’on avait fait avec M6, où on était retournés au stade à Berlin. J’avais justement fait très attention à ce que je disais. Visiblement, ça n’a pas plu à Monsieur qui m’a donc appelé sur mon portable pour me menacer».
«Tu ne me menaces pas, que tu t’appelles Zidane ou Macron»
Toujours marqué par cet épisode, l’ancien consultant de Canal+ a expliqué que cette situation avait profondément changé son regard sur Zinédine Zidane. «Que tu t’appelles Zinedine Zidane, Emmanuel Macron ou Tartempion, tu ne me menaces pas… Surtout quand je n’ai rien fait. A partir de là… Les mecs qui sont capables de menacer des gens, je ne leur accorde aucun crédit et aucun respect. Maintenant, comme je l’ai déjà dit, et je le redis, il est sélectionneur de l’Equipe de France. En tant que français, je ne souhaite qu’une chose, c’est qu’il réussisse. Et je le jugerai avec objectivité même si je sais que certains pensent que je n’y parviendrai pas. Je peux vous assurer en tout cas que je vais essayer».


